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2016 : La mort du libéralisme

16699877 10208383203480704 1368434296 nLa crise du capitalisme a créé des conditions qui diffèrent complètement de celles qui existaient pendant les quatre décennies ayant suivi la Deuxième Guerre mondiale. Pendant cette période, les forces productives des pays capitalistes ont connu leur plus forte croissance depuis la Révolution industrielle. C’est sur ce terrain qu’ont fleuri les « valeurs libérales » tant vantées. C’était l’âge d’or du réformisme. Mais la période actuelle est celle non pas des réformes, mais des contre-réformes. C’est la conséquence d’un système capitaliste en crise ayant atteint ses limites.

Le capitalisme abandonne la jeunesse

FXC106(2)369358_hd.jpgLe 22 octobre dernier, le ministre fédéral des Finances Bill Morneau affirmait que les jeunes Canadien-nes devraient s’habituer à des emplois mobiles, aux contrats temporaires et à effectuer plusieurs changements de carrière dans leur vie professionnelle. Plus d’un an après son élection, le gouvernement libéral du Canada ne peut plus mentir à sa jeunesse, la promesse des voies ensoleillées n’est pas possible; le capitalisme d’aujourd’hui n’a que la précarité à lui offrir.

Le populisme de droite et l’échec du libéralisme

L’élection de Donald Trump à la présidence des États-Unis inquiète. Le déploiement dégoûtant d’agressions, d’actes de vandalisme et de messages à caractère xénophobe suite à la victoire du clown réactionnaire indique que les pires éléments de la société relèvent la tête. Le choc est grand au Québec et au Canada. Avec la montée de la droite en Europe aussi, nombreux sont ceux et celles, particulièrement chez les personnes issues de groupes opprimés, à regarder avec crainte ce qui se déroule de l’autre côté de la frontière. Et, bien que l’extrême droite ne nous pose pas de menace existentielle immédiate, il serait une erreur de croire que le populisme de droite à la Trump est un phénomène propre aux États-Unis et que le Québec et le Canada vivent dans une forteresse de libéralisme inébranlable.

Réforme du système de santé : saboter pour mieux privatiser

Le Québec vit actuellement une réforme majeure de son système de santé. Mise en œuvre grâce aux projets de loi 10 et 20 (maintenant adoptés et sanctionnés), la stratégie du gouvernement libéral se décline en deux volets. D’abord, pour faire avaler aux travailleurs-euses québécois la pilule de la privatisation, ce gouvernement au service des plus riches y va tranquillement, en octroyant des morceaux du système de santé au privé pièce par pièce. Ensuite, pour obtenir la privatisation du reste, le plan de Barrette consiste à saboter le système public au point de le rendre encore moins attrayant aux yeux du public qu'un système privé.

Le surplus budgétaire des libéraux : l’austérité était-elle nécessaire?

Le 6 juillet dernier, le Parti libéral du Québec a annoncé fièrement avoir non seulement réussi son objectif d’atteindre l’équilibre budgétaire, mais l’avoir même dépassé, avec un surplus budgétaire de l’ordre de 1,8 milliard de dollars. Les libéraux vantent leurs prouesses, tandis que leurs adversaires s’insurgent : voilà la preuve que l’austérité n’était pas nécessaire pour le Québec! Qu’en est-il réellement? L’austérité a-t-elle fonctionné? Était-elle nécessaire?