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Éditorial: La voie à suivre pour les ouvriers du Québec

Nous vivons dans une époque turbulente. Partout dans le monde, les gouvernements, un après l’autre, entrent dans de graves crises. Un an après la plus grande crise capitaliste depuis 1929, le monde paye le prix. Les trillions de dollars injectés pour prévenir l’écroulement financier de corporations de la plus grande envergure ont désormais généré des déficits records à travers le monde. Mais qui payera pour ces déficits? Les gouvernements capitalistes partout dans le monde ont déclaré que c’est la classe ouvrière qui va payer. Ceci est, en effet, une déclaration de guerre de classes.

Le vrai visage de la reprise économique au Québec

Suite à la pire crise économique depuis la Grande Dépression, les gouvernements du monde ont rapidement annoncé la fin de la récession et ont proclamé que la reprise était à l’horizon. Bien que la récession soit techniquement terminée, la reprise que nous allons voir ne ramènera pas l’économie au même niveau qu’avant la crise. Il est fort probable que celle-ci sera faible avec très peu de croissance au niveau de l’emploi. Dans les années à venir, nous verrons les programmes et services gouvernementaux, dont bénéficient les travailleuses et travailleurs, démontés à un rythme encore plus rapide que dans les deux dernières décennies. Cela, afin de payer le déficit massif causé par le sauvetage des banques et des patrons. La génération actuelle ne peut plus s’attendre à un niveau de vie meilleure que celle de leurs parents.

Le gouvernement libéral du Québec s’est empressé à dire que l’économie québécoise va rebondir plus vite que l’économie du reste du Canada. Il est vrai que durant la récession, l’économie du Québec s’est moins rétrécie que celles des autres provinces. Au Québec, le PIB a contracté de 2,3 % par rapport à 5,3 % pour le PIB canadien. Néanmoins, cette contraction dans l’économie a causé la perte de dizaines de milliers d’emplois. Le taux de chômage est maintenant de 9,0 % au Québec, seulement 0,3 % de moins qu’en Ontario qui a été durement touché par les malheurs du secteur automobile.

Le capitalisme fait payer les étudiantes et étudiants

 
Au Canada, le système éducatif est délabré. La tendance générale au cours des deux dernières décennies a été pour l’augmentation continue des frais de scolarité, la réduction des bourses et subventions, l’augmentation des tailles de classe, l’augmentation des frais des accessoires, et de la violation des campus par les corporations. Toutes ces choses, combinées avec la flambée du chômage chez les jeunes, rendent la vie d’un élève de la classe ouvrière de plus en plus difficile chaque jour. Une éducation postsecondaire accessible devient chose du passé.

Défendre nos droits démocratiques!

Un extrait de notre Manifeste international sur la crise du capitalisme.

Depuis plus d’un demi-siècle, la plupart des travailleurs d’Europe occidentale et d’Amérique du Nord pensent que la démocratie est acquise une fois pour toutes. Mais c’est une illusion. La démocratie est une construction très fragile. Elle n’est possible que dans les pays riches où la classe dirigeante peut faire des concessions aux travailleurs dans le but d’atténuer la lutte des classes. Mais lorsque les conditions changent, les classes dirigeantes des pays «démocratiques» peuvent se tourner vers la dictature avec la même facilité qu’un homme passe d’un compartiment de train à un autre.

Luttez contre les patrons... joignez La Riposte!

Avant le début de la crise, les leaders et les quotidiens bourgeois déclaraient, presque sans exception, que le capitalisme continuerait de s'accroitre indéfiniment. L'économie mondiale, alimentée par les prix immobiliers gonflés, une croissance dans les dépenses des consommateurs et une montagne de dettes, a atteint des hauteurs vertigineuses. Comme les économistes et commentateurs bourgeois nous l'ont dit, nous vivions un nouveau paradigme économique, et le cycle d'emballement-effondrement n'existait plus.

La bulle s'est crevée, et, des hauteurs vertigineuses, l'on a vu une grande chute. Sur Wall Street, des institutions financières qui ont existé presque un siècle durant ne sont plus. Plusieurs sont presque nationalisées. Des milliards de dollars ont été perdus dans le krach spéculatif.