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La souveraineté, pour qui ?

La question nationale domine la politique canadienne depuis très longtemps. Dans le reste du Canada, les médias et le gouvernement bourgeois fédéraliste tournent en dérision les « séparatistes » « qui tentent de diviser le pays ». Au Québec, certains affirment que l’oppression des Québécois sera réglée avec la souveraineté. Que veut dire tout cela? Dans un passé récent, la trahison ouverte du Parti québécois a poussé beaucoup de gens à se poser des questions sur les intentions de leurs chefs souverainistes. Qu’elle est la réponse marxiste à cette question?

Le Québec est une nation opprimée par l’État canadien. Nous luttons contre toutes les formes d’oppression nationale et défendons tous les droits démocratiques des Québécois, y compris le droit à l’autodétermination, si les Québécois en décident démocratiquement ainsi. Suite à cette affirmation, nous devons clarifier ces deux points. Comment pourrait-on atteindre cette libération et qui, dans cette société, est en mesure de diriger cette lutte d’émancipation?

Pour un Québec lucide : Un avertissement à la classe ouvrière

La semaine dernière, à l'initiative de l'ancien Premier Ministre québécois, Lucien Bouchard, un groupe de « personalitées illustres » a publié un manifeste faisant la joie des libéraux et provoquant la répulsion du PQ.  Le document, intitulé Pour un Québec lucide, est présenté comme une vision constructive et collective pour le Québec. En se cachant derrière la peur d'un déclin démographique considérable, de la globalisation et d'un challenge économique accru de l'Inde et de la Chine, le document prone des changements importants dans l'économie et la politique québécoise.    

Ce document n'est autre qu'une tentative brutale par laquelle les auteurs cherchent à se faire une place au sein de l'histoire intellectuelle du Québec. Malgré leur tentative de s'appuyer sur l'histoire de la province ainsi que de faire usage de certaines de ses plus grandes figures historiques, ce manifeste n'est rien d'autre qu'un document pour la bourgeoisie du 21ième siècle. À part cela, Pour un Québec lucide est également un urgent avertissement indiquant à la classe ouvrière que les choses vont changer.

Pour la crise du capitalisme: les patrons doivent payer! Manifeste de la Tendance Marxiste Internationale

La rédaction de ce Manifeste, qui a été traduit dans une dizaine de langues, date de la fin du mois d’octobre 2008. Depuis, comme nous l’annoncions, la crise financière s’est propagée à l’économie réelle. Son rythme s’accélère de jour en jour – et la crise sociale s’approfondit également. Les événements confirment notre analyse et renforcent la validité de ce programme d’action. Nous invitons tous nos lecteurs à faire circuler ce document le plus largement possible.

Une crise mondiale du capitalisme

La crise mondiale du capitalisme est un fait que nul ne peut ignorer. Il n’y a pas longtemps, les économistes nous assuraient qu’une crise du type de 1929 était impossible. A présent, ils évoquent le risque d’une nouvelle Grande Dépression. Le FMI souligne le risque accru d’un déclin économique grave et prolongé, à l’échelle mondiale. Ce qui a commencé aux Etats-Unis par une débâcle financière s’est propagé à l’économie réelle – et menace l’emploi, le logement et les conditions de vie de millions de personnes.

Après les États-Unis, la récession frappera l’Europe

Selon le dernier bulletin mensuel de la Banque Centrale Européenne, "rien n’indique que le ralentissement de l’économie américaine aura des retombées importantes et durables sur l’économie de l’Union Européenne". Cette perspective a été allègrement reprise, aussi bien dans les déclarations du gouvernement Jospin et que dans la presse.

Taxe Tobin et protectionnisme : Le programme en trompe-l’oeil d’ATTAC

Si les adhérents d’ATTAC ont certainement des motivations et des idées politiques diverses, très nombreux sont ceux qui se sont tournés vers cette association dans l’intention de combattre le capitalisme. Cependant, le programme défendu par les fondateurs d’ATTAC s’inscrit dans une toute autre optique.

L’une des revendications principales d’ATTAC consiste dans l’instauration de la "taxe Tobin". Il s’agit d’une taxe extrêmement faible (inférieure à 1%) qui serait prélevée sur certaines transactions financières internationales. Monsieur James Tobin, l’économiste américain à l’origine de cette proposition, qui date des années 70, n’a rien d’un homme de gauche. Bien au contraire. Affichant une hostilité implacable au syndicalisme, aux idées socialistes et, de manière générale, à tout ce qui serait susceptible de nuire de quelque manière que ce soit au bon fonctionnement du capitalisme, Tobin a consacré sa vie à la défense acharnée des intérêts de la première puissance impérialiste du monde. A l’apogée de la guerre froide, il était un des conseillers du Président Kennedy. Il s’est distingué notamment en tant que fervent protagoniste de la politique du "blocus économique" des pays - et en particulier des pays pauvres et sous-développés - qui refusaient de se plier aux exigences des États-Unis. Ce moyen de pression a été mis en œuvre à de nombreuses reprises, depuis, comme c’est le cas en Irak à l’heure actuelle. Les conséquences humanitaires en sont absolument catastrophiques : on estime que plus d’un million d’irakiens, dont une majorité d’enfants en bas âge, sont morts en raison de l’embargo. Toujours est-il que, par une ironie du sort, et surtout en vertu de la myopie politique des principaux animateurs d’ATTAC, ce vieux réactionnaire se trouve aujourd’hui hissé malgré lui au rang de champion de la lutte mondiale contre l’injustice !