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Liban : les puissances impérialistes à la manœuvre

La défaite de l’invasion israélienne du Liban, en 2006, a eu des conséquences sociales et politiques majeures en Israël, mais aussi et surtout au Liban, comme en témoignent les événements récents. Dans la foulée de la guerre, les puissances impérialistes qui avaient soutenu l’invasion – dont la France – réclamaient le désarmement du Hezbollah. Chirac avait même envoyé un contingent militaire, sur place, dans l’objectif officiel d’accomplir cette mission. C’était pourtant absolument exclu. Comme nous l’écrivions au lendemain de la guerre :

« L’armée française et les autres contingents de la FINUL ne pourront pas désarmer le Hezbollah. La FINUL ne pourra pas faire ce dont l’armée israélienne s’est montrée incapable. Et ce ne sont pas quelques chars Leclerc qui y changeront quoi que ce soit. Les chars tout aussi puissants – et bien plus nombreux – de l’armée israélienne se sont révélés complètement impuissants face à la résistance libanaise. La moindre tentative de désarmer le Hezbollah, de la part de la France ou des autres pays participant à la force multinationale, déclencherait immédiatement une nouvelle guerre. […]

Le Tibet et la poudrière chinoise

Le régime de Pékin veut se servir des Jeux Olympiques pour montrer aux capitalistes du monde entier les « avantages » de l’exploitation d’une classe ouvrière massive sous la férule d’une dictature implacable. Le mouvement des travailleurs et paysans tibétains met en relief la macabre réalité du pays. La restauration du capitalisme, en Chine, a ruiné des centaines de millions de paysans, créant une vaste armée de migrants désespérés qui affluent vers les villes à la recherche de travail. Dans les entreprises, les travailleurs subissent une exploitation d’une extrême brutalité. La dictature et les mécanismes implacables de « l’économie de marché » ont énormément exacerbé l’oppression des nombreuses minorités nationales, dont les Tibétains. Dans ces conditions, le gouvernement chinois et les capitalistes qu’il représente craignent que la révolte au Tibet ne s’étende à travers le pays.

Espagne : les travailleurs font bloc derrière les socialistes pour battre la droite

La victoire du Parti Socialiste Ouvrier Espagnol (PSOE) aux élections législatives, le 9 mars dernier, a été célébrée par une mer de drapeaux rouges, devant le siège du parti. Le PSOE a recueilli 43,84% des voix, soit 169 sièges de l’Assemblée nationale – cinq de plus qu’en 2004. Il lui manque 7 sièges pour décrocher la majorité absolue. De son côté, le Parti Populaire (PP, droite) a recueilli 39,93% des voix, soit 154 sièges, soit six de plus qu’en 2004.

Pakistan : la coalition n’est pas la solution !

Lors d’une conférence de presse organisée le lendemain des élections, au Pakistan, un groupe de sénateurs démocrates américains – y compris l’ancien candidat John Kerry – a déclaré que le résultat des élections était « très positif ». Ces « visiteurs » ont également promis d’augmenter l’aide américaine au Pakistan si le PPP et le PML-N de Nawaz Sharif formaient un gouvernement de coalition. En même temps, ils veulent que Musharraf reste président ! L’interférence américaine dans les affaires du Pakistan est désormais une norme. Ils dictent la politique de chaque régime.

Elections au Pakistan : la mère de toutes les fraudes

Avant les résultats des élections législatives, au Pakistan, le Président Musharraf est apparu à la télévision d’Etat pour demander que « la voix de la nation » et la « mère des élections » soit acceptées. Mais en fait, c’était la mère de toutes les fraudes. Même au regard des normes pakistanaises, la fraude était particulièrement massive. Du jour au lendemain, le peuple s’est fait voler sa victoire par les comploteurs d’Islamabad et de Washington.

Les résultats partiels, à la mi-journée du 19 janvier, donnent 87 sièges au PPP, 66 sièges au PML-N de Nawaz Sharif, 36 sièges au PLM-Q de Musharraf et 19 sièges au MQM. Le reste des sièges se partage entre de plus petits partis.