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Tunisie : contestation massive du « nouveau » gouvernement

Le mouvement révolutionnaire en Tunisie est en train de passer à un stade supérieur. Après le départ de Ben Ali, le gouvernement d’« union nationale » – d’union entre les anciens dictateurs et des « opposants » complices – pourrait être renversé, à son tour. Il multiplie désespérément les concessions. Il légalise tous les partis, libère les prisonniers politiques, promet de lutter contre la corruption, arrête des proches de Ben Ali, s’engage à récupérer l’argent et les biens de ce dernier. L’instance de direction du RCD a été dissoute. Certains ministres annoncent avoir quitté le RCD, qui va changer de nom. Mais rien n’y fait. Ce sont autant de leurres et de subterfuges pour masquer la véritable nature de ce gouvernement et des intérêts réactionnaires qui le soutiennent. Et le peuple tunisien n’est pas dupe.

Tunisie : le piège de l’« union nationale »

La mobilisation massive des jeunes et des travailleurs tunisiens a arraché une première victoire. Ben Ali et sa famille, qui ont pillé le pays pendant des décennies, sont partis. Les réactionnaires au pouvoir en Algérie, au Maroc, en Libye, en Egypte, en Jordanie et en Arabie Saoudite ont suivi avec terreur les événements en Tunisie. Ils ont de bonnes raisons de trembler. A travers l’Afrique du Nord et le Moyen-Orient, la même oppression et la même pauvreté existent. La colère monte partout, au point qu’il pourrait suffire d’un incident pour mettre le feu aux poudres, comme ce fut le cas en Tunisie avec le suicide de jeunes poussés à bout par la misère et l’injustice. Tôt ou tard, dans tous ces pays, les mêmes causes produiront les mêmes effets.

La révolte tunisienne

Les événements en Tunisie ouvrent la perspective du renversement du régime dictatorial de Ben Ali et sa clique mafieuse. Les jeunes protestent contre le chômage et la vie chère. Le gouvernement répond par la répression. Les promesses de Ben Ali ne valent rien. Il dit avoir les moyens de créer 300 000 emplois. Mais dans ce cas, pourquoi avait-il laissé dans la misère 300 000 chômeurs qui avaient besoin de ces emplois ? Les engagements de Ben Ali sont illusoires, mais la violence des forces de l’ordre et les dizaines de manifestant abattus sont, eux, bien réels – comme l’est l’arrestation du dirigeant du Parti Communiste des Ouvriers Tunisiens, Hamma Hammami.

Afrique du Sud : l'assassinat d'Eugène Terre'Blanche

Cet article date d’avril 2010.

 

A moins de deux mois du début de la première Coupe du monde de football sur le sol africain, l’assassinat du leader néo-nazi Eugène Terre’Blanche (photo), le 3 avril dernier, confirme la persistance de vives tensions raciales, dans le pays.

Terre’Blanche était la figure pro-apartheid la plus médiatique, depuis la transformation du régime amorcée au début des années 1990. En 1973, il fonde le Mouvement de Résistance Afrikaner (AWB), qui prône la supériorité de la race blanche. Directement inspiré du mouvement nazi – drapeaux rappelant la croix gammée, défilés paramilitaires, milice armée – l’AWB a organisé de nombreux attentats meurtriers. A titre personnel, Terre’Blanche fut à maintes reprises condamné par la justice pour des agressions très violentes sur des personnes de couleur.

Interview d'un marxiste marocain

Hosam Benhamza est un militant marxiste marocain. L’interview a été réalisée par l’un des rédacteurs du site www.marxist.com

Comment la jeunesse et les travailleurs marocains ont-ils réagi à l’agression de Gaza par Israël ?

Hosam Benhamza : Ils ont réagi par l’organisation de manifestations massives dans toutes les villes et tous les villages. Même dans les plus petits villages, des manifestations ont eu lieu. C’était une façon, pour le peuple, d’exprimer sa colère et sa condamnation sans appel de l’agression israélienne, mais aussi de la complicité des gouvernements arabes.