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Burkina Faso : les masses font échouer le coup d’État réactionnaire

Le régiment de sécurité présidentiel (RSP) du Burkina Faso a réalisé un coup d’État le 17 septembre dernier. Une semaine plus tard, le général Gilbert Dendiéré, à la tête des putschistes, a dû renoncer au pouvoir. Il s’agissait d’une tentative désespérée d’en revenir à « l’ancien régime ». Le RSP est une milice d’élite liée au président déchu Blaise Compaoré. Après 27 années de pouvoir au service des impérialistes et de la bourgeoisie locale, Compaoré a été renversé par une insurrection de masse en octobre 2014. Le gouvernement « de transition » dirigé par un militaire, Isaac Zida, a reçu l’appui des impérialistes. Mais il s’est révélé d’une faiblesse et d’une instabilité chroniques.

Burkina Faso : crise du régime avant les élections

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Cet article a été publié quelques jours avant le coup d'Etat le 17 septembre. Les élections prévues le 11 octobre sont reportées à une date ultérieure de cette année 2015, mais ce texte reste toujours pertinent.

Le réveil révolutionnaire du Burkina Faso

Blaise Compaoré a été poussé à la démission par une explosion révolutionnaire du peuple burkinabé. Après 27 ans de pouvoir, le président déchu du Burkina Faso voulait modifier la Constitution pour briguer un cinquième mandat. Telle fut la cause immédiate du soulèvement des masses, qui, par leur nombre et leur détermination, ont fait très clairement comprendre à Compaoré qu’il devait démissionner sans tarder. Mais il y avait des causes plus profondes à cette magnifique irruption de la jeunesse, des travailleurs et des pauvres : une misère endémique, l’enrichissement d’une minuscule élite sur le dos d’un peuple au dénuement effroyable, la corruption généralisée, la domination du pays par les impérialistes français et américains – sans oublier les grandes traditions révolutionnaires de ce peuple.

Hommage à Mandela : les huées de la foule embarrassent Zuma et effraient la bourgeoisie

Le jour de l’hommage national à Nelson Mandela a tourné au désastre pour la bourgeoisie, l’ANC et le Président Jacob Zuma, quand les masses ont tout chamboulé et pris leur place au cœur de l’évènement. Environ 90 chefs d’Etat, présidents, premiers ministres, rois, magnats des affaires et dignitaires étrangers des quatre coins du globe sont venus assister au service funéraire de l’ancien président Nelson Mandela. Mais ces « gens respectables » se sont retrouvés face à une foule composée de 60 000 personnes ordinaires émues, défiantes et bruyantes au FNB Stadium de Soweto. Le résultat fut un énorme embarras pour ces « gens respectables » et en particulier pour le Président Zuma, conspué par la foule au milieu d’un déferlement d’émotions brutes.