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La Grèce et la faillite du capitalisme européen

Longtemps vantée comme un modèle de croissance, l’économie grecque est aujourd’hui en faillite. Les politiques d’« ajustement » mises en œuvre par le gouvernement socialiste de Papandréou sont les pires attaques que les travailleurs aient connues en 35 ans : coupes drastiques dans les retraites et les salaires du secteur public ; augmentation de l’âge du départ à la retraite ; abolition du 14e mois de salaire (une tradition établie de longue date, mais qui revenait souvent à étaler 12 mois de salaires sur 14…) ; licenciements massifs et gel de tous les programmes d’embauche dans le secteur public. Ces mesures draconiennes ont déclenché une mobilisation impressionnante, comme on l’a vu lors des deux grèves générales du 24 février et du 11 mars dernier.

La faillite de l’économie grecque jette également une lumière crue sur la nature de l’Union Européenne et sur sa viabilité. Elle laisse présager d’une crise majeure de l’UE, d’autant que les économies espagnole, italienne, irlandaise – et même britannique – prennent la même direction que la Grèce. Toutes accumulent de gigantesques dettes publiques, non loin des 120% du PIB, pour certaines.

La faillite du capitalisme italien

Les médias italiens et internationaux ne ratent pas une seule des frasques et provocations de Silvio Berlusconi. Mais ils sont moins loquaces sur la débâcle économique et sociale qui sévit, dans le pays. La crise y est pourtant très grave. La dette publique de l’Italie est plus élevée que celle de la Grèce. Le pays se dirige tout droit vers de grands bouleversements de l’équilibre politique et social, qui mettront le mouvement ouvrier à l’épreuve.

Lorsque la crise a éclaté, le gouvernement a tout d’abord commencé par en nier l’existence. Puis, dans un deuxième temps, Berlusconi a proposé une « recette miracle » pour y faire face. Il a expliqué que les racines de la crise étaient psychologiques, et qu’il suffisait donc d’aller de l’avant avec optimisme. Cette méthode n’a pas vraiment convaincu les chômeurs et les travailleurs italiens qui ne parviennent pas à joindre les deux bouts.

Irlande du Nord : l'INLA renonce au terrorisme individuel

Récemment, l’Armée Nationale Irlandaise de Libération (INLA) a annoncé qu’elle renonçait à la « lutte armée » – c’est-à-dire, en fait, aux méthodes terroristes. C’est un grand pas en avant pour cette organisation et pour le républicanisme de gauche, en Irlande. Dans un discours prononcé à Dublin, Martin McMonagle a déclaré que « l’objectif d’une république socialiste de 32 comtés sera atteint par une lutte politique exclusivement pacifique ». Cette prise de position s’inscrit dans le processus de transformation politique de l’INLA, depuis le cessez-le-feu de 1998. Elle ouvre la voie à une évolution vers l’adoption d’une politique clairement socialiste et révolutionnaire.

Allemagne : vers une nouvelle période d’instabilité sociale

Le résultat des dernières élections législatives, en Allemagne, a reflété de profonds changements au sein de l’électorat. Le déclin massif du vote SPD a une importance particulière, de même que la nette progression de Die Linke, qui se tient sur la gauche du SPD. Nous publions ci-dessous un article de notre camarade allemand Hans-Gerd Öfinger, militant de Die Linke et rédacteur au journal marxiste Der Funke (« L’Etincelle »).
Les résultats des élections du dimanche 27 septembre, en Allemagne, signifient que les grands capitalistes allemands vont avoir le type de gouvernement qui leur convient le mieux : une coalition des deux partis bourgeois traditionnels – les Chrétiens Démocrates (CDU/CSU) et les libéraux (FDP) – reposant sur une majorité stable, dans le nouveau parlement (Bundestag).