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Israël se retire de Gaza

Israël retire ses forces de Gaza. Entamé dimanche, ce retrait se poursuivait graduellement, lundi. Israël et le Hamas ont déclaré – séparément – un cessez-le-feu. Ehud Olmert, le premier ministre israélien, a expliqué qu’Israël n’avait l’intention ni de laisser une présence militaire à Gaza, ni de reconquérir le territoire.

Dans un article récent, je soulignais que l’intention de l’impérialisme israélien n’était pas d’occuper Gaza, mais d’infliger un maximum de dégâts au Hamas, de terroriser la population – avant de repartir. C’est chose faite.

La décision de se retirer de Gaza a été accueillie par un immense soulagement, dans les capitales occidentales. Tout en affichant publiquement leur sympathie pour la sécurité d’Israël, les impérialistes étaient préoccupés par l’impact déstabilisateur de cette agression militaire, dans le monde arabe.

L’Irak, cinq ans après

Selon un vieux proverbe oriental, « un homme assis sur le dos d’un tigre aura du mal à en descendre ». Lorsque les forces de la coalition ont marché sur Bagdad, en mars 2003, les impérialistes étaient pleins d’optimisme. On allait voir ce qu’on allait voir ! Intoxiqués par leur propre puissance militaire, ils annonçaient un avenir radieux pour l’Irak et le Moyen-Orient.

Leurs bottes posées sur la gorge du peuple, ils annonçaient fièrement que l’Irak avait été « libéré » et que la paix et la prospérité allaient désormais fleurir dans toute la région. Les peuples reconnaissants du monde arabe allaient rallier avec enthousiasme le drapeau de la Démocratie Occidentale et chanter les louanges de George Bush et son prophète, Tony Blair. Cinq ans plus tard, les choses semblent très différentes. Cinq ans après le fameux discours de George Bush proclamant la « mission accomplie », le chaos règne en Irak.

Que signifie l’invasion de Gaza ?

A la Conférence d’Annapolis, en novembre 2007, à l’initiative de George W. Bush, un plan avait été élaboré qui était supposé déboucher sur un accord entre Israéliens et Palestiniens. A peine un an plus tard, ce plan de paix est en ruines. La classe dirigeante israélienne a concentré toute sa puissance militaire pour pulvériser Gaza. De nouveau, la guerre embrase la région.

L’invasion a été précédée d’une intense campagne de bombardements, qui a considérablement désorganisé les forces du Hamas. Elle a également détruit la plupart des infrastructures et tué un grand nombre de Palestiniens, souvent des citoyens ordinaires – hommes, femmes et enfants qui n’ont rien à voir avec le Hamas.

Les dirigeants du monde occidental protestent contre la violence et demandent un cessez-le-feu. Mais c’est pure hypocrisie. George Bush est le plus grand terroriste au monde. Les Etats-Unis et leur Coalition ont tué beaucoup plus de civils en Irak et en Afghanistan que les Israéliens à Gaza. Ils n’ont absolument aucune autorité morale pour condamner les horreurs de la guerre. Et pourtant, ces gens réclament le droit de poser devant les caméras de télévision et de juger les autres.

Iran : le régime intensifie la répression – une grève générale est nécessaire !

Hier, lors d’une réunion publique, à Londres, un jeune étudiant iranien m’a reproché d’être trop sévère avec Mousavi, qu’il considérait comme le leader incontestable de l’opposition et « l’homme le plus courageux d’Iran ». J’ai répondu : les marxistes soutiennent ce mouvement, mais ce mouvement ne peut être victorieux que si les manifestations sont appuyées par une grève générale des travailleurs iraniens. J’ai souligné que Mousavi avait vaguement évoqué l’idée d’une grève générale, mais qu’aucun appel à la grève n’a été lancé.