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Québec

Les libéraux majoritaires : La charte rejetée, l’austérité à venir

quebec-couillard

Moins de deux ans après s’être fait montrer la porte du pouvoir, le Parti libéral du Québec est  revenu à la tête du gouvernement avec une victoire écrasante lors des élections provinciales. Avec plus de 1.7 millions de votes (41% du total), les libéraux ont raflé 70 sièges des 125 à l’Assemblée nationale. La campagne de 33 jours commença avec la Première ministre Pauline Marois confiante que le Parti québécois formerait un gouvernement majoritaire. Au lieu de cela, les élections se terminèrent avec Pauline Marois perdant son siège et le Parti québécois ramassant juste un peu plus de 1 million de votes (25% du total), son pourcentage le plus bas depuis 1973. Les travailleurs et la jeunesse sentent aujourd’hui la menace planer, alors que les souvenirs du gouvernement de Jean Charest leur reviennent en mémoire. Bien sûr, la charte a été défaite, mais l’austérité est plus que jamais à l’agenda.

Élections Québécoises 2014 : Contre l’austérité et la charte!

À peine 18 mois suivant la dernière élection, les électeurs québécois se rendront aux urnes le 7 avril prochain. Le gouvernement du Parti Québécois, avec sa position minoritaire qui l’a freiné dans presque toutes ses décisions, souhaite atteindre la majorité qu’il n’a pas réussi à obtenir en automne 2012. Puisque le PQ a gagné 10 points dans les sondages en moins d’un an, cela devient de plus en plus possible. Mais que signifie cette élection pour les travailleurs et la jeunesse aujourd’hui ?

L’austérité «péquiste» et les tâches de Québec solidaire

Pendant une période de plusieurs mois, un mouvement de masse a secoué la Province de Québec et forcé une élection. Même le PQ s’est tassé vers la gauche, en proposant une annulation de la hausse des frais de scolarité, de la loi 78 et en proposant d’autres mesures progressives. Cependant, dans son premier budget, le gouvernement Marois a fait marche arrière sur ses promesses formulées lors de la dernière campagne. Face à cette hypocrisie du PQ qui s’est affiché comme l’option progressive, la possibilité de former un véritable parti représentant les travailleurs et la jeunesse est immense. Particulièrement pour le parti de gauche Québec solidaire dont le potentiel est le plus élevé depuis la création du parti. Mais comment Québec solidaire peut-il bénéficier de cette situation et construire une alternative pour les travailleurs–es qui cherchent une manière de combattre l’austérité?

Des élections en temps de crise

Le Québec se retrouve une fois de plus entraîné dans un autre grand carnaval, celui  des élections. Par ailleurs, ces élections peuvent nous sembler pas si différentes des précédentes. Comme à l’habitude, les Québécois-es devront s’armer de patience pendant une trentaine de jours alors que les grands partis électoraux — financés de façons inopportunes — leur balanceront au visage des slogans et des publicités vides de sens. « Pour le Québec», «À nous de choisir», «C’est assez faut que ça change», «ON peut mieux pour le Québec», «Debout»… Voilà des slogans qui sonnent bien, mais qui peuvent pourtant paraître très étrangers au peuple qu’ils tentent désespérément d’accrocher.

Pourquoi et pour qui la nationalisation?

« Transfert à la collectivité nationale du contrôle et de la propriété des moyens de production appartenant à une entreprise privée ou de l’exercice de certaines activités. » (Le petit Robert)

L’idée de nationalisation au cours de l’Histoire a été utilisée par presque tous les spectres idéologiques politiques tant de la droite que de la gauche. La nationalisation est devenue avec les années un concept flou pour plusieurs personnes, car il existe plusieurs façons de nationaliser. Au Québec, nous avons connu plusieurs nationalisations dans les années soixante-dix et plusieurs québécois ont pu bénéficier de cet enrichissement collectif, pensons à l’expérience d’Hydro-Québec qui a permis à tous les québécois une énergie accessible. Depuis ces années, au Québec, l’idée d’appropriation collective a été mise sur la tablette, pourquoi ? Comprendre les facteurs qui pourraient expliquer cette perte d’intérêt est fondamental pour entrer dans le cœur du sujet.