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Négos du Front commun: Non à l'entente bidon!

Juste avant les fêtes, les travailleur-euses de la fonction publique recevaient une bonne nouvelle. Le 19 décembre, suite à un blitz de négociations, les représentants du Front commun syndical, regroupant plus de 400 000 employé-es du secteur public, annonçaient avoir forcé le gouvernement à reculer et avoir conclu une entente de principe. Pour Jacques Létourneau, président de la CSN, « c'est clair qu'on a atteint l'objectif d'éviter encore plus l'appauvrissement des travailleurs ». La supposée victoire des négociateurs consiste selon Létourneau en une augmentation de salaire de 10,25% sur cinq ans, comparativement à la proposition initiale du gouvernement de 3% sur cinq ans. Maintenant que les travailleur-euses sont revenus de vacances, le retour au travail se fait sous de mauvais augures, alors qu'il apparaît de plus en plus clairement que l'entente proposée n'a rien de la victoire présentée par les leaders syndicaux.

Les dirigeants syndicaux mettent en péril le mouvement du Front commun

La Riposte prévenait dans son plus récent article que le Front commun intersyndical doit être préparé face à l’inévitable loi spéciale qui s’abattrait sur le mouvement advenant une grève concertée de l’entièreté de ses travailleur-euses. L’histoire du Québec regorge d’exemples de ces lois destinées à mater la classe ouvrière en lutte. Mais maintenant, malgré la mobilisation qu’ils qualifient eux-mêmes d’historique, il semble que ce soient les dirigeants syndicaux qui s’apprêtent à effectuer la sale besogne eux-mêmes.

 

Le secteur public ne doit pas se laisser intimider par les lois spéciales!

La grève tant attendue du secteur public a commencé. Du 26 au 29 octobre, 400 000 travailleurs-euses du secteur public au Québec ont organisé des grèves pour protester contre les mesures d'austérité du gouvernement libéral provincial. Ces grèves étaient rotatives, avec chaque jour différentes régions en grève. Une autre vague de grèves tournantes aura lieu en novembre, puis le mouvement culminera par une grève générale provinciale de trois jours du secteur public les 1er, 2 et 3 décembre.

 

Les négociations ont échoué : préparons la grève !

Les négociations entre le Front commun intersyndical et le gouvernement sont au point mort. Tandis que le gouvernement n’a aucune intention de céder aux demandes des travailleurs-euses, ces derniers-ères préparent actuellement des grèves pour l’automne. Il est impératif d’organiser une riposte concertée à l’échelle nationale : une grève générale de 24 heures doit être à l’ordre du jour du Front commun.