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Les dirigeants syndicaux mettent en péril le mouvement du Front commun

La Riposte prévenait dans son plus récent article que le Front commun intersyndical doit être préparé face à l’inévitable loi spéciale qui s’abattrait sur le mouvement advenant une grève concertée de l’entièreté de ses travailleur-euses. L’histoire du Québec regorge d’exemples de ces lois destinées à mater la classe ouvrière en lutte. Mais maintenant, malgré la mobilisation qu’ils qualifient eux-mêmes d’historique, il semble que ce soient les dirigeants syndicaux qui s’apprêtent à effectuer la sale besogne eux-mêmes.

 

Le secteur public ne doit pas se laisser intimider par les lois spéciales!

La grève tant attendue du secteur public a commencé. Du 26 au 29 octobre, 400 000 travailleurs-euses du secteur public au Québec ont organisé des grèves pour protester contre les mesures d'austérité du gouvernement libéral provincial. Ces grèves étaient rotatives, avec chaque jour différentes régions en grève. Une autre vague de grèves tournantes aura lieu en novembre, puis le mouvement culminera par une grève générale provinciale de trois jours du secteur public les 1er, 2 et 3 décembre.

 

Les négociations ont échoué : préparons la grève !

Les négociations entre le Front commun intersyndical et le gouvernement sont au point mort. Tandis que le gouvernement n’a aucune intention de céder aux demandes des travailleurs-euses, ces derniers-ères préparent actuellement des grèves pour l’automne. Il est impératif d’organiser une riposte concertée à l’échelle nationale : une grève générale de 24 heures doit être à l’ordre du jour du Front commun.

On ne recule pas ! Pour une grève générale de 24 heures contre l'austérité !

Alors que le gouvernement libéral s'entête à appliquer ses mesures d'austérité, les travailleurs et les étudiants se mobilisent pour les combattre. L'esprit de 2012 est dans l'air et les chefs syndicaux promettent une escalade d'actions pour protester contre les coupures, un printemps et un été «chauds». L’appel à des actions de grève ou même à une grève générale de tous les travailleurs de la province gagne en vigueur, si bien que les leaders syndicaux se sont trouvés obligés de donner leur opinion à ce sujet. S'ils sont prêts à faire le saut, les conditions seront en place pour un combat d’envergure.