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La barbarie, la civilisation et la conception marxiste de l’histoire

Henry Ford aurait dit que « l’histoire est un tas d’absurdités » - autrement dit un non-sens. C’est une façon peu élégante de formuler une idée qui a gagné du terrain au cours de ces dernières années. L’illustre fondateur de l’entreprise automobile a par la suite affiné sa définition : « l’histoire n’est qu’une foutue chose après l’autre », corrigeait-il. C’est un point de vue.

La même idée, tout aussi fausse, est exprimée de manière plus subtile par les amateurs d’une certaine philosophie post-moderne à laquelle beaucoup de gens prêtent attention. En réalité, il ne s’agit pas d’une idée récente. Le grand historien Edward Gibbon, auteur du Déclin et chute de l’Empire romain, écrivait que l’histoire n’est rien de plus que « le registre des crimes, des folies et des infortunes de l’homme ».

La signification historique de la révolution russe

Aujourd’hui, pour le 96e anniversaire de la révolution russe, nous republions cet article d’Alan Woods, écrit pour la préface à L’Histoire de la révolution russe de Léon Trotsky, que les éditions britanniques Wellred ont republié en 2007.

La publication d’une nouvelle édition du chef d’œuvre de Trotsky est une excellente initiative. L’année 2007 marque le 90e anniversaire de la révolution d’Octobre – événement qui, pour les marxistes, est le plus important de toute l’histoire. Même ceux qui ne partagent pas ce point de vue, même les ennemis les plus implacables de la révolution russe et de toutes les aspirations qu’elle incarnait, même eux sont forcés de reconnaître qu’elle fut un événement d’une immense portée historique. Comme la Révolution française, la Réforme et les deux guerres mondiales, la révolution russe tombe dans la catégorie de ces événements pour lesquels il y a un « avant » et un « après ».

Le Printemps Érable, à la lecture du capital de Karl Marx

Le Québec vient de connaître une grève étudiante si longue et si mouvementée que ses effets se font encore ressentir par les étudiant-e-s venant tout juste de compléter la reprise de la session d’hivers il y a quelques semaines dans les universités et cégeps concernés. Après plus de sept mois de débrayage de la part de 150 000 étudiant-e-s contre la hausse des frais de scolarité, la grève s’est vite transformée en mouvement social ayant pour titre le « Printemps Érable ».

La naissance du mouvement ouvrier britannique (1800 -1850)

A partir de la deuxième moitié du XVIIIe siècle, la révolution industrielle et la concentration des terres entre les mains des grands propriétaires ont complètement transformé la société britannique. Privée de moyens de subsistance, la population rurale se ruait en masse vers les villes. Entre 1801 et 1831, la ville de Manchester est passée de 90 000 à 237 000 habitants, celle de Leeds de 53 000 à 123 000.