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Vingt ans après la chute du mur de Berlin

L’année 2009 est riche en anniversaires historiques : l’assassinat de Rosa Luxembourg et de Karl Liebknecht, la création de l’Internationale Communiste et la Commune des Asturies. Aucun de ces anniversaires n’a trouvé d’écho dans la presse capitaliste. Mais il y a un qu’ils n’oublient pas : le 9 novembre 1989, la frontière séparant l’Allemagne de l’Ouest et l’Allemagne de l’Est était ouverte.

La chute du mur de Berlin est entrée dans l’histoire officielle comme le symbole de la fin du « Communisme ». Au cours des vingt dernières années, on a assisté à une offensive idéologique sans précédent contre les idées du marxisme, à l’échelle mondiale. La preuve était faite que le communisme, le socialisme et le marxisme étaient morts. Il n’y a pas si longtemps, certains parlaient même de la « fin de l’Histoire ».

Bolchevisme, menchevisme : organisation et perspectives

La révolution de 1917 n’aurait pas été victorieuse sans le Parti Bolchevik. Devenu indépendant en 1912, il a pris forme à travers de nombreuses difficultés et crises.

Au début du siècle, la tendance majoritaire dans le Parti Ouvrier Social-démocrate de Russie (POSDR) s’organisait autour du journal Iskra (L’Etincelle), fondé en 1900. Rédigée à Londres par un comité de six personnes (Plekhanov, Lénine, Axelrod, Martov, Potressov et Vera Zasulich), Iskra fut expédiée en Russie, en passant par la France, la Suède, la Roumanie, la Perse ou encore l’Egypte, au moyen d’un réseau d’ouvriers, de marins et de jeunes dévoués corps et âme à la cause révolutionnaire. Entravé par des arrestations et d’innombrables difficultés pratiques, ce travail clandestin était lourd de dangers. Selon N. K. Krupskaya, la femme de Lénine, à peine un dixième des journaux arrivaient à destination. Les idées d’Iskra étaient très appréciées par les travailleurs qui parvenaient à se le procurer.

Classe, parti et direction – Pourquoi le prolétariat espagnol a-t-il été vaincu ?

Ce texte inachevé de Léon Trotsky a été écrit au cours de l’été 1939, au lendemain de la victoire militaire de Franco, en Espagne.

A quel point le mouvement ouvrier a reculé, on ne peut en juger seulement à partir de l’état des organisations de masse, mais aussi en étudiant les regroupements idéologiques en cours et les recherches théoriques dans lesquelles sont engagés tant de groupes. A Paris paraît le périodique Que faire ? qui, pour une raison ou pour une autre, se considère comme marxiste mais se situe en réalité entièrement dans le cadre de l’empirisme des intellectuels bourgeois de gauche et de ces travailleurs isolés qui ont pris tous les vices des intellectuels.

La révolution de Mai 68

Le quarantième anniversaire de la révolution de mai 1968 fait l’objet, dans les médias capitalistes, d’une profusion d’articles, de « dossiers » et d’émissions. A de très rares exceptions près, on est confronté à des tentatives de discréditer et de travestir ce gigantesque mouvement de la jeunesse et de la classe ouvrière. La raison en est évidente : la classe dirigeante est toujours hantée par Mai 68. Elle craint mortellement que « ça recommence ». Les capitalistes les plus intelligents – ceux qui observent les agissements de Sarkozy avec angoisse – comprennent bien que les conditions d’une nouvelle explosion révolutionnaire de la jeunesse et des travailleurs ont mûri, au cours des dernières années. L’anniversaire de Mai 68 est pour eux l’occasion de « conjurer le sort », pour ainsi dire, en expliquant sur tous les registres que « c’est du passé », qu’un tel mouvement n’est plus possible, que désormais le marxisme et le socialisme sont morts, les révolutions impossibles – et ainsi de suite. Bien sûr, il ne manque pas d’« ex-soixante-huitards » renégats pour « témoigner » du fait que, décidément, les temps ont bien changé. Daniel Cohn-Bendit, chef de file des renégats, publie un livre au titre évocateur : Oubliez 68. Mieux vaut oublier Cohn-Bendit.