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Bolivie : nouvelle offensive de l’oligarchie, les masses répondent dans les rues

Après avoir largement remporté le référendum du 10 août, le président de la Bolivie, Evo Morales, a proposé à l’oligarchie de négocier. Comme il fallait s’y attendre, l’oligarchie a répondu à Morales par une nouvelle offensive contre le gouvernement démocratiquement élu, en utilisant tous les moyens à sa disposition : la violence, les gangs fascistes, le sabotage économique, etc.

La nuit du référendum lui-même, Ruben Costas, le préfet de Santa Cruz – et l’une des principales figures de l’opposition de droite – a déclaré que les résultats confirmaient son projet réactionnaire sur « l’autonomie » de Santa Cruz. Il a annoncé qu’il allait commencer à promulguer ses propres lois et mettre sur pied des forces de police et un agence fiscale départementales. Cette provocation montre que la classe dirigeante cherche à prendre le contrôle de l’appareil d’Etat dans le but d’empêcher tout changement, dans le pays.

La guerre dans le Caucase

Le 7 août, les forces armées de la République de Géorgie ont envahi l’Ossétie du Sud. Cependant, les forces géorgiennes n’ont pas réussi à prendre la capitale de l’Ossétie du Sud, Tskhinvali, et n’ont pas réussi à sécuriser ne fût-ce qu’une partie du territoire aux alentours. Dès le lendemain matin, l’armée russe est intervenue à son tour. En l’espace de 48 heures, elle a repoussé l’armée géorgienne hors d’Ossétie du Sud – la poursuivant, sur terre et dans les airs, jusqu’à Gori, en territoire géorgien.

Maroc : la ville de Sidi Ifni en état de siège – Solidarité !

Depuis le samedi 7 juin, la ville de Sidi Ifni, au Maroc, est assiégée par différentes forces de répression : armée, gendarmerie, etc. La population vit dans un état de terreur à cause des assauts policiers contre les maisons, des pillages et des arrestations. Les jeunes qui ont fui et se sont réfugiés dans les montagnes, aux alentours de la ville, sont toujours poursuivis par les forces de l’ordre et leurs chiens. Le tout se déroule dans le silence quasi-complet des médias « libres ».

Cette répression brutale est la réponse de la dictature marocaine aux protestations et manifestations organisées depuis 9 jours par la jeunesse contre le chômage et les misérables conditions de vie dans cette ville marginalisée.

La révolte du bassin minier de Gafsa, en Tunisie

Depuis le début de l’année, le bassin minier de Gafsa, en Tunisie, est en état d’ébullition sociale. Dans cette région d’exploitation du phosphate, la Compagnie des Phosphates de Gafsa règne en maître absolu. Elle est appuyée par le régime despotique et corrompu de Ben Ali. Outre la pollution liée aux activités d’extraction et de traitement, la pauvreté et le chômage de masse ont déclenché un vaste mouvement de protestation.

Les travailleurs et les jeunes du bassin minier se mobilisent pour leur dignité, pour des emplois, pour de meilleures conditions de logement, de santé et d’éducation. Ils dénoncent un régime de spoliation, de pillage économique et social. Les grèves se sont multipliées. Les enseignants, certaines branches de la fonction publique et même des petits commerçants se sont mobilisés.

Liban : les puissances impérialistes à la manœuvre

La défaite de l’invasion israélienne du Liban, en 2006, a eu des conséquences sociales et politiques majeures en Israël, mais aussi et surtout au Liban, comme en témoignent les événements récents. Dans la foulée de la guerre, les puissances impérialistes qui avaient soutenu l’invasion – dont la France – réclamaient le désarmement du Hezbollah. Chirac avait même envoyé un contingent militaire, sur place, dans l’objectif officiel d’accomplir cette mission. C’était pourtant absolument exclu. Comme nous l’écrivions au lendemain de la guerre :

« L’armée française et les autres contingents de la FINUL ne pourront pas désarmer le Hezbollah. La FINUL ne pourra pas faire ce dont l’armée israélienne s’est montrée incapable. Et ce ne sont pas quelques chars Leclerc qui y changeront quoi que ce soit. Les chars tout aussi puissants – et bien plus nombreux – de l’armée israélienne se sont révélés complètement impuissants face à la résistance libanaise. La moindre tentative de désarmer le Hezbollah, de la part de la France ou des autres pays participant à la force multinationale, déclencherait immédiatement une nouvelle guerre. […]

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