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La révolution égyptienne n’est pas terminée !

Début août, des dizaines de milliers d’Egyptiens ont réinvesti les rues du Caire et de la célèbre place Tahrir. Cette mobilisation, la plus importante depuis la chute de Moubarak, marquait une nouvelle étape du processus révolutionnaire.

Révolution et contre-révolution en Libye

La vague révolutionnaire qui a déferlé à travers l’Afrique du Nord et le Moyen-Orient, renversant ou ébranlant les régimes en place, a été vécue comme une catastrophe par les puissances impérialistes. Et pour cause. La stabilité de ces dictatures était d’une importance stratégique vitale pour l’impérialisme. Elles servaient à terroriser les masses du monde arabe. Elles facilitaient l’exploitation des travailleurs et le pillage des ressources de la région. Il en était de même en Libye, où, à l’origine, le soulèvement du 19 février à Benghazi était une extension des révolutions en Egypte et en Tunisie. Cependant, le cours ultérieur des événements a vu la révolution libyenne détournée au profit des objectifs stratégiques des puissances impérialistes.

L’impossible « exception marocaine »

Cet article a été écrit fin avril.

Depuis le début de l’année, les hommes politiques et observateurs bourgeois célèbrent « l’exception marocaine ». Ils affirment que le Maroc ne connaîtra pas de scénario « à la tunisienne ». Comprenez : c’est un pays réformateur et progressiste ; tous les marocains adorent le roi ; l’économie avance – et ainsi de suite. Pourtant, il y a près de 10 % de chômeurs (officiellement). 15% de la population vit sous le seuil de pauvreté. L’analphabétisme frappe 60 % des Marocains.

Les objectifs de l’intervention impérialiste en Libye

La résolution 1973 des Nations Unies est, de facto, une déclaration de guerre contre le régime de Kadhafi. Dans le langage hypocrite et mensonger des grandes puissances qui contrôlent l’ONU, cette nouvelle intervention militaire serait motivée par des considérations démocratiques et humanitaires. Comme lors des invasions de l’Irak et de l’Afghanistan, il s’agirait de « protéger des civils », de promouvoir la « démocratie » et ainsi de suite. En réalité, cette résolution de l’ONU – comme toutes ses décisions, sans exception – vise à défendre les intérêts économiques et stratégiques des grandes puissances impérialistes.

Solidarité avec les victimes de la répression !

Nous publions ci-dessous un appel de nos camarades marocains de la Ligue d’Action Communiste.

Lors des mobilisations des masses populaires du Maroc, le 20 février dernier, dans les rues de tout le territoire national et du Sahara Occidental, pour protester contre le despotisme et l’oppression, l’appareil répressif royal, avec ses différents contingents, a organisé une campagne féroce de répression à l’encontre des manifestants. Il a utilisé des hélicoptères, des matraques, des gaz lacrymogènes, des balles en plastiques et des balles réelles, ainsi que des voitures de police fonçant de plein fouet contre les manifestants. Une campagne d’arrestations arbitraires, d’irruption dans les domiciles et de pillage des biens a été menée, en parallèle. Cette répression féroce s’est poursuivie le lendemain, faisant encore plus de victimes. Au moins neuf personnes ont été tuées et de nombreuses autres blessées. Il y a eu un nombre indéterminé d’arrestations.