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Le marxisme, le parlementarisme et la révolution vénézuélienne - Après les élections du 4 décembre

Depuis le début de la révolution bolivarienne, le parlement et les élections y ont joué un rôle important. Certaines personnes, qui s’imaginent être très révolutionnaires, et même « marxistes », mais qui en fait ne comprennent rien aux révolutions, jugent que ce fait disqualifie d’avance la révolution bolivarienne. Ces gens s’imaginent que les révolutions et le parlementarisme sont des choses qui s’excluent mutuellement. Or ce n’est pas nécessairement le cas.

Les marxistes ne souffrent ni de crétinisme parlementaire (réformisme), ni de crétinisme anti-parlementaire (anarchisme). Nous n’avons aucun préjugé sur les armes à utiliser dans la lutte des classes. Nous sommes favorables à l’utilisation de la démocratie bourgeoise pour faire de l’agitation, pour engager un dialogue avec les masses et les organiser. Ce faisant, nous suivons la tradition du Bolchevisme.

George W. Bush et les limites de l’impérialisme américain

Loin de réaliser ses objectifs politiques, économiques et stratégiques, l’impérialisme américain a subi une grave défaite en Irak. Au lieu d’y démontrer sa puissance, il y a démontré les limites de sa puissance. Les conséquences en seront très lourdes.

Du point de vue même de l’impérialisme américain, il est évident que l’invasion de l’Irak était une très grave erreur. Il est faux de penser – comme on l’entend parfois – que toutes les actions de l’impérialisme américain sont scrupuleusement calculées et conformes à un plan intelligemment élaboré.

Les leçons de Oaxaca

A présent que la Commune de Oaxaca est terminée, il est important d’analyser les évènements et d’en tirer les leçons, de façon à préparer les prochaines étapes de la lutte. Telle est l’intention de cet article.

L’insurrection de Oaxaca a été écrasée par l’appareil répressif de l’Etat – militaires, policiers et paramilitaires – qui a instauré une forme dictature militaire dans la capitale de Oaxaca : 200 prisonniers (dont beaucoup de torturés), 200 ordres d’appréhension, environ 20 morts, 150 blessés et plus d’une trentaine de disparus.

L’insurrection populaire bénéficiait de toutes les conditions objectives pour triompher. Il a manqué à ce mouvement héroïque une direction révolutionnaire conséquente, armée de perspectives, de méthodes et de tactiques correctes – une direction luttant ouvertement pour le socialisme, c’est-à-dire pour le seul programme à la hauteur des aspirations des travailleurs des villes et des campagnes. Ceci-dit, cette lutte constitue une grande source d’inspiration. Elle a montré la capacité révolutionnaire des masses. Lors de la prochaine étape de la lutte des classes, dans notre pays, une nouvelle opportunité se présentera aux peuple de Oaxaca, qui a appris de dures leçons au cours de la période écoulée.

Retrait de Fidel Castro : les vautours planent au-dessus de Cuba

Le 19 février dernier, Fidel Castro annonçait qu’il ne briguerait pas la Présidence de Cuba, où il n’était plus apparu en public depuis 19 mois. La réaction des médias capitalistes à cette nouvelle fut écœurante : aucune mention des conquêtes sociales de la révolution ; innombrables discours sur la « dictature brutale », etc.

Immédiatement, George Bush a déclaré que le retrait de Castro devait ouvrir une période de transition démocratique, « et cette transition doit au final déboucher sur des élections libres et justes ». Il ajoutait : « Les Etats-Unis aideront le peuple cubain à comprendre les bienfaits de la liberté. » Les bienfaits de la liberté ! On pourrait se demander s’il faisait référence au type de bienfaits infligés aux peuples d’Irak et d’Afghanistan.

La Bolivie à la croisée des chemins

Il y a un peu plus d’un an, en janvier 2006, Morales accédait au pouvoir sur la base d’une nette majorité (53 % des voix). Cette victoire électorale était le prolongement d’une longue période de lutte des travailleurs et paysans boliviens. A deux reprises – en octobre 2003, puis en mai-juin 2005 – le mouvement a pris des formes insurrectionnelles, et la question du pouvoir a été posée d’une façon brûlante. Dans les deux cas, cependant, les dirigeants du mouvement ne savaient pas quoi faire, et ont donné à l’oligarchie bolivienne la possibilité de sauver son régime en proposant une « solution » parlementaire. Tout le mouvement s’est transféré sur le plan électoral, et s’est exprimé par la victoire écrasante de Morales, le chef du MAS (Mouvement Vers le Socialisme).