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Un dirigeant du PC du Népal (maoïste) reconnaît la validité des idées de Trotsky

Dans L’Etincelle Rouge, une revue du Parti Communiste du Népal, l’un des principaux théoriciens de parti – Baburam Bhattarai (photo) – a écrit un article qui n’est pas passé inaperçu, dans le mouvement communiste népalais et international. Bhattarai, 55 ans, est membre du bureau politique du PCN (maoïste). Il fut nommé ministre des Finances en août 2008. Alors que le PC népalais s’est longtemps réclamé des idées de Mao et de Staline, voici ce qu’il écrit :

« Aujourd’hui, la globalisation du capitalisme impérialiste est beaucoup plus importante qu’à l’époque de la Révolution d’Octobre. Le développement des technologies de l’information a transformé le monde en un village global. Cependant, du fait du développement inégal inhérent au capitalisme impérialiste, il existe de grandes inégalités entre les différentes nations. Dans ce contexte, il y a toujours quelques possibilités d’une révolution dans un seul pays, à l’instar de la Révolution d’Octobre. Cependant, pour qu’une révolution perdure, nous aurons besoin d’une vague révolutionnaire qui balaye, sinon le monde entier, du moins toute une région – autrement dit, plusieurs pays. Dès lors, les marxistes révolutionnaires devraient reconnaître que dans le contexte actuel, le Trotskysme est devenu plus pertinent que le Stalinisme, pour faire avancer la cause de la classe ouvrière. » (L’Etincelle Rouge, juillet 2009, page 10.)

La situation des travailleurs japonais

Les « réfugiés des cybercafés »

D’après une enquête inédite sur les « réfugiés des cybercafés », commanditée par le Ministère du travail et de la protection sociale, il s’est avéré que les cybercafés du Japon abritent 5400 réfugiés. Sur 3246 cafés interrogés, 1173 ont répondu. D’après l’analyse du ministère, il y a environ 5400 sans-abris dans les cybercafés. Parmi eux, 2700 sont des travailleurs précaires, 1300 sont des chômeurs en recherche d’emploi, 900 sont des chômeurs qui ne cherchent pas d’emploi et 300 sont des travailleurs « ordinaires ». En fonction de l’âge, les 20-29 représentent 26,5%, les 50-59 ans représentent 23,1%. Ces deux tranches d’âge comptent le plus grand nombre de chômeurs et de travailleurs précaires.

A Séoul, la « reconstruction urbaine » expulse les pauvres

A Séoul, en Corée du Sud, la politique de reconstruction urbaine expulse des habitants de leurs logements, magasins – et va jusqu’au meurtre. Un événement tragique a en effet eu lieu, dans un quartier en reconstruction du district Yongsan, à Séoul. Tôt le matin, le 20 janvier 2009, six hommes sont morts et plus de vingt ont été blessés lors d’une violente intervention de la police.

Cinq des six victimes sont des gens qui devaient être expulsés de leur logement, en vertu de la politique urbaine de reconstruction. Le sixième mort est un membre du commando policier envoyé sur place par les autorités. Cet accident est survenu après un jour d’enfermement volontaire des expulsés.

Le 27e Congrès des marxistes pakistanais

« Inqlab ! Inqlab ! Socialist Inqlab ! » – Révolution ! Révolution ! Révolution socialiste ! C’est sur ces slogans, dans une ambiance surchauffée, que s’est ouvert le 27e Congrès de la tendance marxiste pakistanaise, The Struggle (La Lutte), le 27 mars dernier. Au total, 2000 délégués de toutes les régions du Pakistan ont rempli la magnifique salle Aiwan Iqbal, dans la ville de Lahore.

Cette année, les règles de sécurité étaient particulièrement strictes, suite aux menaces terroristes proférées par des fondamentalistes – qui, comme on le sait, opèrent à l’instigation et sous la protection des Services Secrets pakistanais (l’ISI).

La guerre civile au Sri Lanka : histoire et perspectives

Le 17 mai dernier, le gouvernement sri-lankais annonçait fièrement la défaite des Tigres Tamouls et l’assassinat de leur principal dirigeant, Velupillai Prabhakaran. Depuis 1983, cette guerre civile a fait officiellement 80 000 morts, dont 1000 en un seul week-end du mois de mai dernier. Mais quoi qu’en dise le gouvernement sri-lankais, ce conflit est loin d’être terminé.

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