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Irlande du Nord : l'INLA renonce au terrorisme individuel

Récemment, l’Armée Nationale Irlandaise de Libération (INLA) a annoncé qu’elle renonçait à la « lutte armée » – c’est-à-dire, en fait, aux méthodes terroristes. C’est un grand pas en avant pour cette organisation et pour le républicanisme de gauche, en Irlande. Dans un discours prononcé à Dublin, Martin McMonagle a déclaré que « l’objectif d’une république socialiste de 32 comtés sera atteint par une lutte politique exclusivement pacifique ». Cette prise de position s’inscrit dans le processus de transformation politique de l’INLA, depuis le cessez-le-feu de 1998. Elle ouvre la voie à une évolution vers l’adoption d’une politique clairement socialiste et révolutionnaire.

Allemagne : vers une nouvelle période d’instabilité sociale

Le résultat des dernières élections législatives, en Allemagne, a reflété de profonds changements au sein de l’électorat. Le déclin massif du vote SPD a une importance particulière, de même que la nette progression de Die Linke, qui se tient sur la gauche du SPD. Nous publions ci-dessous un article de notre camarade allemand Hans-Gerd Öfinger, militant de Die Linke et rédacteur au journal marxiste Der Funke (« L’Etincelle »).
Les résultats des élections du dimanche 27 septembre, en Allemagne, signifient que les grands capitalistes allemands vont avoir le type de gouvernement qui leur convient le mieux : une coalition des deux partis bourgeois traditionnels – les Chrétiens Démocrates (CDU/CSU) et les libéraux (FDP) – reposant sur une majorité stable, dans le nouveau parlement (Bundestag).

France : Les séquestrations, Continental et « l'Etat de droit »

Face à la multiplication des séquestrations de patrons et à l’explosion de colère des salariés de Continental Clairoix, mardi dernier, le gouvernement Sarkozy brandit la menace de sanctions judiciaires. « On est dans un Etat de droit. Je ne laisserai pas faire les choses comme ça », a déclaré le président. François Fillon, Michèle Alliot-Marie et Brice Hortefeux ont agité le même bâton. Les organisations patronales applaudissent et en rajoutent. Laurence Parisot, du Medef, sermonne : « Jamais l’injustice ou le désespoir ne justifient qu’on transgresse la loi, car très vite on ne serait pas dans un Etat de droit. »

L'Italie au seuil de grandes luttes sociales

Nous avons souvent dit, ces dernières années, que si les travailleurs d’Europe voulaient connaître leur propre avenir, ils devaient regarder en direction de l’Amérique latine et de la vague révolutionnaire qui balaye ce continent. Aujourd’hui, le choc économique et social de la crise renforce et rapproche cette perspective. Et parmi les pays candidats à une explosion de la lutte des classes, l’Italie figure en bonne position – aux côtés de la France et de la Grèce.

La crise de l’industrie italienne est d’une gravité sans précédent. Un seul chiffre suffit à illustrer le désastre : sur l’année 2008, quelque 900 000 emplois ont été supprimés, en particulier parmi les travailleurs précaires. Le chômage partiel a été imposé, pendant 10 à 15 semaines, à plusieurs millions de travailleurs, qui ont été sommés de survivre avec 600 à 700 euros par mois.

Le groupe automobile FIAT, qui compte pour 12% du PIB italien, a licencié 58 000 salariés. Deux de ses cinq unités de production, dans le pays, sont menacées de fermeture : à Pomigliano d’Arco, dans la province de Naples, et à Termini Imerese, en Sicile. Malgré les 3 milliards d’euros de profits réalisés par FIAT, en 2008, les patrons refusent de dépenser un seul euro dans la sécurisation des emplois et des salaires. Pire : tout en prenant des mesures de chômage partiel, la direction de FIAT impose des heures supplémentaires aux salariés qui – pour le moment – restent en poste.