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France : La bataille des retraites : quelle stratégie syndicale ?

Cet article a été écrit par nos camarades français le 29 août 2010. Il y a eu depuis de nouveaux développements. Ces plus récentes analyses sont disponibles sur lariposte.com

Tout a été dit – notamment par L’Humanité et la CGT – sur la régression sociale majeure que constitue le projet du gouvernement sur les retraites. Les mensonges et les arguments démagogiques de l’UMP ont été mis en pièce. Résumons. Les contre-réformes qui se sont succédées, depuis vingt ans, ont fait baisser de 20 % le niveau moyen des pensions. La « réforme Woerth » aggraverait encore la situation. L’objectif, à terme, est d’ouvrir aux assurances privées un marché potentiellement colossal. Et tant pis pour ceux qui n’auront pas les moyens de s’assurer. Quant aux arguments budgétaires et démographiques du gouvernement, ils signifient, au fond, que nous vivons trop bien et trop longtemps. Sous le capitalisme, la population est priée de faire marche arrière – à l’exception d’une petite couche de privilégiés qui possèdent tout.

La « faillite contrôlée » de la Grèce

La dette publique grecque reflète l’impasse du capitalisme, dans ce pays. Elle s’élève désormais à 125 % du PIB, soit 310 milliards d’euros. Le FMI estime qu’en 2012, elle s’élèvera à 149 % du PIB, puis à 167 % en 2014.

Au cours de quatre prochaines années, le gouvernement grec du PASOK (« socialiste ») est censé rembourser 400 milliards d’euros, au total. Le fameux « plan de sauvetage » adopté par le FMI, l’Union Européenne et la BCE apportera – au mieux – 110 milliards d’euros à l’Etat grec. Pour rembourser sa dette, le gouvernement devrait non seulement couper dans les salaires, les retraites, l’éducation et la santé, mais également dans tous autres les secteurs de l’Etat. Aussi l’équation est-elle assez simple : la dette grecque ne pourra pas être remboursée.

France : La décomposition du gouvernement Sarkozy

Deux jours après l’intervention télévisée du chef de l’Etat, dont l’un des objectifs était de balayer les soupçons de corruption qui pèsent sur Woerth et Sarkozy lui-même, le Canard Enchaîné révèle qu’Eric Woerth – encore lui – aurait autorisé la vente à « prix d’ami » d’une parcelle de la forêt de Compiègne au président de la Société des courses de Compiègne. Ce dernier est également l’un des dirigeants de l’association France Galop, qui compte parmi ses membres Florence Woerth – encore elle.

La Grèce et la faillite du capitalisme européen

Longtemps vantée comme un modèle de croissance, l’économie grecque est aujourd’hui en faillite. Les politiques d’« ajustement » mises en œuvre par le gouvernement socialiste de Papandréou sont les pires attaques que les travailleurs aient connues en 35 ans : coupes drastiques dans les retraites et les salaires du secteur public ; augmentation de l’âge du départ à la retraite ; abolition du 14e mois de salaire (une tradition établie de longue date, mais qui revenait souvent à étaler 12 mois de salaires sur 14…) ; licenciements massifs et gel de tous les programmes d’embauche dans le secteur public. Ces mesures draconiennes ont déclenché une mobilisation impressionnante, comme on l’a vu lors des deux grèves générales du 24 février et du 11 mars dernier.

La faillite de l’économie grecque jette également une lumière crue sur la nature de l’Union Européenne et sur sa viabilité. Elle laisse présager d’une crise majeure de l’UE, d’autant que les économies espagnole, italienne, irlandaise – et même britannique – prennent la même direction que la Grèce. Toutes accumulent de gigantesques dettes publiques, non loin des 120% du PIB, pour certaines.