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NataliaCette année encore, La Riposte socialiste étudiante (RSÉ) a célébré avec enthousiasme la Journée internationale des femmes dans plusieurs villes, soulignant le lien entre la lutte pour l’émancipation des femmes et la nécessité de renverser le capitalisme. Nous avons tenu quatre événements publics dans trois villes dans lesquels près de 140 personnes ont participé. Nous y avons discuté des origines socialistes de la Journée internationale des femmes et des méthodes les plus efficaces pour lutter contre l’oppression et atteindre l’émancipation. Le succès de nos événements démontre que de plus en plus d’étudiants, de travailleurs et de jeunes s’intéressent aux méthodes de la lutte de classe afin de lutter contre l’oppression des femmes dans la société.

Toronto

Le samedi précédant le 8 mars, des milliers de personnes se sont rassemblées à Toronto pour une manifestation. Fightback avait un contingent de 45 camarades avec nos propres bannières, affiches et slogans. Nous avons marché sous les slogans « La femme libérée de l'homme, tous deux libérés du Capital », « Les capitalistes profitent de l’oppression des femmes » et « La grève pour : Abolir les inégalités salariales! Mettre fin au harcèlement au travail! Gagner des garderies universelles! » Nos chants ciblant les libéraux de Trudeau et Wynne pour leur usage hypocrite du langage féministe ont été reçus avec enthousiasme par les manifestants. Au total, les camarades ont vendu 160 copies de la dernière édition de Fightback contenant la déclaration de la TMI sur la lutte contre l’oppression des femmes, ce qui montre l’enthousiasme et l’audace des camarades, ainsi que la soif pour les idées marxistes dans le mouvement. La marche a pris fin au City Hall pour rejoindre une vigile pour Tina Fontaine, soulignant ainsi l’interconnexion des luttes des opprimés dans la société capitaliste.

Puis, le 8 mars, les camarades de Toronto ont tenu un événement sur le socialisme et l’émancipation des femmes devant une salle comble. Jessica Cassell, organisatrice à temps plein pour Fightback, a parlé devant 60 personnes de l’origine de l’oppression des femmes qui se trouve dans l’avènement de la société de classes et la propriété privée. Elle a expliqué comment le capitalisme profite de la misogynie en divisant la classe ouvrière et en l’empêchant de s’unir contre l’oppresseur commun. Il y arrive en payant moins pour le travail des femmes et en faisant ainsi tendre à la baisse les salaires de tous les travailleurs, et en profitant du travail reproductif non payé des femmes à la maison. Ultimement, c’est seulement en éliminant les bases matérielles de l’inégalité et de l’exploitation grâce au socialisme que les femmes et les groupes opprimés pourront s’émanciper. Une façon avec laquelle le socialisme peut commencer à mettre fin à l'oppression des femmes est en fournissant un véritable système de garderie universel, une authentique équité salariale et en socialisant le travail domestique avec la création de buanderies publiques et de réfectoires collectifs. Une discussion dynamique s’en est suivie, où des sujets comme les limites du féminisme libéral, les gains pour les femmes rendus possibles par la révolution russe, Rojava, etc., ont été abordés. Les camarades de l’Université York, qui avaient passé la journée avec les grévistes du SCFP 3903 sur le piquet de grève, nous ont donné un exemple pratique de comment la lutte contre l’oppression des femmes peut être liée à la lutte ouvrière, alors que le syndicat demande davantage de places en garderie ainsi que davantage de ressources pour les survivantes d’agression sexuelle sur le campus.

Montréal

Le jeudi 8 mars, les camarades de Fightback et de La Riposte socialiste ont participé avec succès dans les mobilisations pour la Journée internationale des femmes à Montréal. Deux manifestations étaient organisées pour l’occasion et nos camarades ont assisté aux deux. L’une était organisée par le CUTE (Coalition unitaire sur le travail étudiant), où la lutte contre l’oppression des femmes a été reliée à la revendication pour la rémunération des stages. Environ 300 personnes ont participé pour dénoncer les inégalités entre hommes et femmes et la violence sexuelle que les femmes vivent sur les milieux de travail. Nous y étions afin de souligner explicitement le lien entre l’oppression des femmes et le système capitaliste. Après une série de discours, la manifestation s’est rendue jusqu’à la Place du 6 décembre, où les manifestants ont rejoint une autre manifestation organisée par le collectif Femmes de diverses origines, où 800 personnes étaient présentes. Les camarades ont pu vendre quelques dizaines d’exemplaires de Fightback et de La Riposte socialiste avant de devoir partir tôt pour un événement que nous organisions à l’Université de Montréal, non loin de là. Stav

L’événement portait sur les origines socialistes de la Journée internationale des femmes. Malgré que l’événement avait lieu lors de la semaine de lecture, plus de 30 personnes se sont déplacées. Camarade Hélène a expliqué que la lutte pour l’émancipation des femmes a toujours occupé une place centrale dans le mouvement socialiste. En fait, la Journée internationale des femmes travailleuses a été lancée par la IIe Internationale en 1910 et sept ans plus tard, c’étaient les travailleuses en grève qui ont déclenché la révolution russe lors de la Journée internationale des femmes de 1917! La présentation a été suivie d’une bonne discussion où plusieurs points intéressants ont été apportés. Certaines personnes ont parlé de l’écart salarial flagrant qui existe dans beaucoup de domaines, des différences entre le féminisme bourgeois et l’approche marxiste pour l’émancipation des femmes, ou encore du fait que la plupart des gains en terme de droits des femmes ont été faits grâce aux méthodes de la lutte des classes comme les grèves et les manifestations. Les avancées impressionnantes ayant suivi la révolution russe ont également été touchées. La discussion s’est poursuivie dans un bar non loin de l’Université.

 

En même temps, nous avons tenu un événement sur le même sujet à l’Université Concordia, avec une présentation donnée par camarade Samantha. Une vingtaine de personnes ont assisté à la présentation et la moitié d’entre elles a participé à la discussion. L’événement a attiré quelques nouveaux visages, en plus des gens qui ont déjà assisté à nos événements. Dans la discussion, des sujets comme l’intersectionnalité, la question LGBTQ et le rôle de la religion ont été abordés, entre autres. La plupart des personnes présentes sont venues au bar après pour continuer la discussion de manière informelle.

Edmonton

Les camarades de la Socialist Fightback Students à l’Université de l’Alberta, à Edmonton, ont tenu un événement sur le marxisme et l’émancipation des femmes le 8 mars aussi. Environ 25 personnes sont venues discuter de ce sujet important. Cinq d’entre elles ont acheté le journal Fightback, et l’une d’entre elles a même pris un abonnement.

Camarade Larissa a commencé la présentation en parlant du mouvement #MeToo qui reflète le caractère omniprésent et systémique de l’enjeu du harcèlement et des agressions sexuels envers les femmes. Elle s’est ensuite attardée à la racine de la subordination et de la discrimination subies par les femmes en s’appuyant sur L’Origine de la famille, de la propriété privée et de l’État d’Engels pour montrer comment les inégalités de genre ont surgi avec l’instauration de la propriété privée et la division de la société en classes sociales antagonistes. Il a également été question des solutions libérales au problème de l’oppression des femmes, comme les mesures légales et les politiques identitaires, et la présentatrice a expliqué pourquoi elles ne fonctionnent pas à long terme. L’égalité formelle selon la loi et la représentation paritaire, à elles seules, ne peuvent pas mettre fin à l’oppression des femmes tant que nous vivons sous le capitalisme. Dans les pays où l’égalité formelle devant la loi est atteinte et où des femmes ont des postes clés au gouvernement, la condition de la majorité des travailleuses ne s’améliore pas pour autant. C’est pourquoi nous affirmons que l’oppression des femmes est une question de classe. Les femmes qui représentent la classe dirigeante capitaliste ou qui en sont issues seront du côté des hommes de leur classe au détriment des femmes de la classe ouvrière. Pour ces raisons, nous avons conclu en expliquant comment une révolution socialiste et la solidarité de classe sont les seules solutions permanentes à l’oppression des femmes.

Lors de la discussion, certains participants ont avancé que des solutions plus individualistes permettraient de s’attaquer aux inégalités, par exemple si les hommes acceptaient une baisse de salaire en solidarité avec les femmes. Les camarades de Fightback et la présentatrice ont expliqué que ce nous voulons n’est pas l’égalité dans la pauvreté, mais plutôt d’élever le niveau de vie de tout le monde. Cela n’est possible que si nous prenons les grands leviers de l’économie des mains des capitalistes pour les mettre sous le contrôle démocratique de tous les travailleurs et travailleuses. C’est pourquoi le socialisme et l’émancipation des femmes sont, de manière inhérente, une seule et même lutte!

La colère gronde et la lutte de classe croît!

Des millions de personnes de partout dans le monde ont manifesté, marché et même fait la grève lors de la Journée internationale des femmes. Certaines de ces actions ont pris un net caractère de classe. Au Québec, une douzaine d’associations étudiantes ont fait la grève pour protester contre les stages non rémunérés et la violence sexuelle. En Espagne, pas moins de 6 millions de travailleuses et de travailleurs, surtout des femmes, mais aussi des hommes, sont entrés en grève dans ce qui a été décrit comme « presque une révolution » afin de protester contre les inégalités salariales et la violence sexuelle. Il y a eu une grève pour la Journée internationale des femmes dans 70 pays! Ces mouvements reflètent le mécontentement grandissant des travailleuses qui subissent une double exploitation sous le capitalisme. Mais ces enjeux ne sont pas seulement des problèmes de femmes, puisqu’ils sont symptomatiques d’un système qui nous exploite et nous opprime tous, rendant nos luttes interconnectées de manière inhérente. Ce ne sont pas seulement les travailleuses qui en ont assez du système capitaliste. Ces grèves historiques de la Journée internationale des femmes ont pris place dans le contexte d’une remise en question générale du système capitaliste et d’une montée des mouvements de masse contre l’austérité et toutes les formes d’oppression subies partout autour du globe.

Afin de renverser l’oppression et l’exploitation une fois pour toutes, nous devons nous organiser ici et maintenant. Nous appelons tous ceux et celles qui veulent lutter pour le renversement du capitalisme à rejoindre le club la Riposte socialiste étudiante le plus proche, ou de prendre l’initiative d’en créer un! Si vous n’êtes pas étudiant, n’hésitez pas à nous contacter; nous ne sommes pas qu'un groupe étudiant, et nous cherchons activement à renforcer les liens entre les luttes étudiantes et les luttes ouvrières. Seul un programme marxiste pour la transformation socialiste de la société peut fournir une voie à suivre claire pour mettre fin à l’oppression des travailleuses et permettre l’émancipation de tous les exploités et opprimés! Contactez-nous à lariposte@marxiste.qc.ca si vous souhaitez vous impliquer!

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