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ChryslerLe 22 octobre dernier, CBC nous apprenait que le gouvernement du Canada venait tout juste de radier discrètement la dette de 2,6 milliards de dollars attachée au prêt consenti en 2009 au géant américain Chrysler. Alors que l’entreprise a généré des profits 4,3 milliards de dollars américains en 2017, le gouvernement libéral a tout de même cru bon de lui faire un petit cadeau! Un exemple parmi d’autres qui illustre clairement quels intérêts sert le gouvernement de Justin Trudeau : ceux de la classe capitaliste.

La crise économique de 2008, la plus grande crise mondiale depuis les années 30, avait fait sombrer les géants constructeurs automobiles General Motors et Chrysler. Une opération de sauvetage des gouvernements canadien et américain avait alors été enclenchée en 2009 pour sauver le secteur automobile nord-américain. Les gouvernements fédéral et ontarien avaient notamment racheté les actions de General Motors et Chrysler, injectant par le fait même 13,7 milliards de dollars dans les deux entreprises. Depuis, ce n’est que 10,2 milliards qui ont réussi à être récupérés par les gouvernements, laissant aux travailleurs canadiens et ontariens une facture de 3,5 milliards.

Mais voilà qu’on apprend qu’un autre prêt qui avait été consenti par le gouvernement canadien à Chrysler vient d’être radié, effaçant sa dette de 2,6 milliards de dollars. Il est toutefois difficile de connaître les détails entourant cette décision du gouvernement, comme le souligne Radio-Canada qui précise d’ailleurs que les circonstances entourant le prêt accordé en 2009 étaient déjà très opaques : « Les responsables à l'époque avaient refusé de fournir des détails, y compris le montant ou l'entreprise qui en a bénéficié, affirmant qu'ils protégeaient le "secret commercial" ».

Rappelons que le Vérificateur général du Canada avait déjà soulevé le manque de transparence du gouvernement dans le plan de sauvetage du secteur automobile dans un rapport de 2014 : « Après avoir examiné les informations mises à la disposition du public, nous avons constaté qu’il était impossible d’avoir une vue d’ensemble de l’aide accordée, de son incidence sur la viabilité des sociétés, des sommes recouvrées et des pertes enregistrées. » Ce n’est d’ailleurs que par une simple mention dans le document des Comptes publics du Canada pour 2018 déposé vendredi le 19 octobre dernier que la radiation du prêt a été rendue publique, sans aucun détail ni explication. En cette époque de domination complète des grandes entreprises sur l’économie capitaliste, le « secret commercial », c’est la classe capitaliste et leurs représentants gouvernementaux qui cachent la vérité au reste de la société!

Cette décision survient alors que les profits nets de la multinationale, maintenant appelée Fiat Chrysler, ont doublé au cours de la dernière année, atteignant 4,3 milliards de dollars américains en 2017. Les pauvres! Mais curieusement, nous, les travailleurs et les jeunes, avec nos monstrueuses dettes étudiantes ou nos prêts hypothécaires, n’avons pas droit aux mêmes faveurs.

Sous le capitalisme, les règles ne sont pas les mêmes pour les grandes entreprises et les travailleurs. Alors que les conditions de vie de la majorité des Canadiens se dégradent et que les salaires stagnent, la minorité de Canadiens richissimes s’enrichit toujours plus. Alors qu’on répète aux travailleurs qu’il manque d’argent pour investir dans la santé, l’éducation et des meilleurs salaires, et qu’on impose l’austérité, l’argent ne semble pas être un problème lorsque vient le temps d’aider des entreprises comme Kinder Morgan, Chrysler ou GM. Mais lorsqu’il s’agit d’enjeux aussi criants que d’investir dans le système d’aqueducs pour que les communautés autochtones puissent avoir de l’eau potable, l’argent manque!

Tel est l’absurdité à laquelle nous livre le système capitaliste, un système qui n’a pour unique but que l’accroissement des profits d’une minorité dominante, sous le regard bienveillant des différents gouvernements. La lutte pour une nouvelle société, une société socialiste, est plus justifiée que jamais : nous ne pouvons laisser ces parasites diriger plus longtemps!

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