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200,000 en grève contre la hausse

Plus de 200,000 étudiants québécois ont fait la grève jeudi le 10 novembre, pour protester contre l’augmentation des frais de scolarité mise en œuvre par le gouvernement Libéral. Le Premier ministre Jean Charest propose d’augmenter les frais d’éducation universitaire de 1,625$, sur une période de cinq ans, soit la plus grande augmentation des frais de scolarité de l’histoire de la province. Combiné à la hausse antérieure imposée par le gouvernement Charest, cela correspond à une augmentation de 125% des frais que les étudiants québécois devront payer afin d’avoir accès à l’université. Cette annonce suscite une vive indignation chez les québécois, comme la grève étudiante en témoigne.

Couche-Tard : Ce n’est pas le petit dépanneur familial de tous les jours

En  janvier, la campagne de syndicalisation des succursales d’Alimentation Couche-Tard de la Confédération des syndicats nationaux (CSN) a reçu son premier coup suite à la fermeture du dépanneur de l’intersection Beaubien et Saint-Denis, le premier à se syndiquer six jours plus tôt.

Bas les pattes des travailleurs de Poste Canada!

Les travailleurs des postes premiers à faire face à l’austérité de M. Harper

Mike Palecek est le secrétaire mandaté de la section de Vancouver du STTP et un supporteur de Fighback (La Riposte).

L’élection d’un gouvernement conservateur majoritaire au Canada amorce un tournant pour le mouvement syndical canadien. Jusqu’à maintenant, le Canada avait évité généralement le type de programme d’austérité qui s’impose de par le monde. À présent, ceci changera très certainement maintenant que Stephen Harper a obtenu la majorité. La première attaque sera menée contre les membres du Syndicat des travailleurs et travailleuses des postes (STTP). La tradition militante du STTP fait de nous une cible de choix pour la première bataille de Stephen Harper.

Lock-out du Journal de Montréal: 1 patron, 253 travailleurs, 680 jours, 10 000 manifestants

Le 4 décembre, des milliers de travailleurs venant d'aussi loin que de la Gaspésie ont bravé le froid pour participer à une marche de solidarité avec les employés du Journal de Montréal (JdM), en lock-out depuis près de deux ans. Le responsible du lock-out est Pierre Karl Péladeau, un baron des médias qui détient 99 journaux et magazines. Les 253 employés en lock-out sont devenus un symbole de la résistance contre le monopole des médias de la grande bourgeoisie.

Organisés par la CSN, syndicat auquel le STIJM (Syndicat des Travailleurs de l'Information du JdM) est affilié, près de 10,000 manifestants – selon l'estimé de la centrale syndicale – se sont assemblés au Parc Lafontaine avec pancartes et slogans appelant au boycott du quotidien montréalais. Plusieurs drapeaux indiquaient également la présence de représentants des CEP, CUPE, FTQ, USW, et d'autres encore. Des dizaines de membres de Québec Solidaire, incluant Amir Khadir, étaient également présents à la manifestation avec leurs bannières et leurs placards. L'humeur était à la fois festive et haineuse, incluant des chants de ''voyou, voyou, voyou'' addressés à M. Péladeau, qui poursuit le reporter de Radio-Canada Sylvain Lafrance pour l'avoir traité de ''voyou'' dans une entrevue en 2007.


Le 4 décembre, des milliers de travailleurs venant d'aussi loin que de la Gaspésie ont bravé le froid pour participer à une marche de solidarité avec les employés du Journal de Montréal (JdM), en lock-out depuis près de deux ans. Le responsible du lock-out est Pierre Karl Péladeau, un baron des médias qui détient 99 journaux et magazines. Les 253 employés en lock-out sont devenus un symbole de la résistance contre le monopole des médias de la grande bourgeoisie.

Organisés par la CSN, syndicat auquel le STIJM (Syndicat des Travailleurs de l'Information du JdM) est affilié, près de 10,000 manifestants – selon l'estimé de la centrale syndicale – se sont assemblés au Parc Lafontaine avec pancartes et slogans appelant au boycott du quotidien montréalais. Plusieurs drapeaux indiquaient également la présence de représentants des CEP, CUPE, FTQ, USW, et d'autres encore. Des dizaines de membres de Québec Solidaire, incluant Amir Khadir, étaient également présents à la manifestation avec leurs bannières et leurs placards. L'humeur était à la fois festive et haineuse, incluant des chants de ''voyou, voyou, voyou'' addressés à M. Péladeau, qui poursuit le reporter de Radio-Canada Sylvain Lafrance pour l'avoir traité de ''voyou'' dans une entrevue en 2007.

Les manifestants ontmarché vers les bureaux du JdM, où une grande scène avait été préparée pour eux. ''Bienvenue chez vous'', proclama Raynald Leblanc, président du STIJM, en commençant sont discours devant ses collègues et les milliers de travailleurs rassemblés devant lui.

Bon nombre de représentants syndicalistes et de politiciens ont parlé tour à tour pour exprimer leur solidarité avec les employés en lock-out. Claudette Carbonneau, présidente de la CSN, a parlé de la nécessité de réformer le code du travail du Québec qui permet l'usage de briseurs de grèves virtuels : ''Nous avons besoin que l'Assemblée Nationale prenne ses responsabilités. Il est maintenant facile de contourner une ligne de piquetage, mais sachez que ce n'est pas un jeu innocent car il écrase les travailleurs''.

Le député de Québec Solidaire, Amir Khadir, a incité M. Péladeau à négotier de bonne foi : ''J'ai dit à Pierre Karl Péladeau : Si vous voulez prouver que vous n'êtes pas un voyou, ce n'est pas devant les cours que ça doit se faire mais à la table de négotiation avec vos employés''. La foule a ensuite enchaîné avec les chants de ''voyou, voyou, voyou''.

Le maire du Plateau Mont-Royal, Luc Ferrandez du parti Projet Montréal, n'épargna pas le quotidien : ''Leur rapport indique qu'il ne s'agit plus d'un journal mais d'un catalogue de publicité. Il fait la promotion de biens, mais également des idées du patron, déguisés en articles. Après le raport, nous avons fait une recommandation à Santé Canada d'imposer, comme sur les produits dangereux, un avertissement mettant en garde contre le risque de toxicité de ce produit''. Cette petite blague provoqua l'hilarité générale de la foule de travailleurs.

Au moment d'écrire cet article, les négotiations sont dans une impasse. Le 12 octobre, Quebecor faisait une proposition ridicule, rejetée par 89,3% des membres de la STIJM. La proposition incluait, entre autres, la mise à pied de 80% du personnel, une clause de non-compétition empêchant les travailleurs renvoyés de travailler à La Presse, des heures de travail allongées, une diminution du temps accordé aux vacances, la sous-traitance d'une partie de la production, une diminution des bénéfices liés à l'emploi et plus de 700 autres amendements au contrat de travail. Raynald Leblanc avait raison de dire ''Si nous avions accepté cette offre, le syndicat aurait été complètement détruit. Je pense qu'il s'agissait d'un test pour évaluer notre détermination à poursuivre la lutte. Ils pensaient qu'on s'écraserait, mais le message reste clair. Nous allons poursuivre la bataille''.