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On ne recule pas ! Pour une grève générale de 24 heures contre l'austérité !

Alors que le gouvernement libéral s'entête à appliquer ses mesures d'austérité, les travailleurs et les étudiants se mobilisent pour les combattre. L'esprit de 2012 est dans l'air et les chefs syndicaux promettent une escalade d'actions pour protester contre les coupures, un printemps et un été «chauds». L’appel à des actions de grève ou même à une grève générale de tous les travailleurs de la province gagne en vigueur, si bien que les leaders syndicaux se sont trouvés obligés de donner leur opinion à ce sujet. S'ils sont prêts à faire le saut, les conditions seront en place pour un combat d’envergure.

LA PRIVATISATION DES SERVICES PUBLICS : UNE CONSÉQUENCE DU CAPITALISME EN CRISE

Le gouvernement Libéral de Philippe Couillard envisage la possibilité de céder 10% du capital d’Hydro-Québec et de la SAQ afin de réduire la dette du Québec. La proposition du Premier ministre s’inscrit en droite ligne dans le processus de soumission des entreprises publiques et des ressources naturelles à la logique du marché et du profit entamé depuis la dernière décennie. En 2012, le gouvernement Charest tenait le même discours que M. Couillard, arguant de la nécessité d’une augmentation des frais de scolarité universitaires de 75% pour atteindre l’équilibre budgétaire. En 2008, Mario Dumont, en ce temps chef de l’ADQ, défendait déjà l’idée de privatiser Hydro-Québec. Ces requêtes incessantes de la part des partis bourgeois pour privatiser les services publics ne sont pas seulement l’apanage de certains partis ou d’une certaine idéologie, mais sont le reflet de la crise profonde du capitalisme.

 

L’austérité réveille le mouvement ouvrier québécois

Philippe Couillard et le Parti libéral du Québec n'ont été élus qu'il y a six mois, mais ils ont déjà réussi à briser toutes leurs promesses. Ayant gagné leur élection sous le thème de « l'économie et l’emploi, la santé et l'éducation », ils ont au lieu de cela sorti la hache et se sont mis au travail, coupant dans les pensions, les soins de santé, les garderies, les emplois du secteur public et le financement en éducation. Ces mesures sont prises afin d’abattre le déficit de 3,2 milliards et d’atteindre le déficit zéro en 2015-16. La colère gronde chez les Québécois-es à mesure que de nouvelles coupures touchant à tous les aspects de leurs vies sont annoncées. En quelques semaines, la province a vu les deux plus grandes manifestations depuis le «printemps érable» de 2012, alors que plus de 50 000 travailleur-euses et étudiant-es ont participé à chacune d'elles. Les travailleur-euses étant visés cette fois, les chefs syndicaux parlent de mobilisation massive et d'un «nouveau printemps érable» pour 2015. Que doit faire le  mouvement pour gagner ?

50 000 personnes prennent d'assaut les rues de Montréal pour dénoncer l'austérité.

Des milliers de personnes se sont réunies ce vendredi, à l'angle des rues Sherbrooke et McGill, pour une marche contre les mesures d'austérité imposées par le Gouvernement de Philippe Couillard. Les manifestants provenaient essentiellement des milieux étudiants, des groupes communautaires et des syndicats, notamment l'ASSÉ (l’instigatrice de la manifestation), la FIQ, la CSN, la Fédération autonome de l'enseignement, et des membres de Québec solidaire. Selon des estimations, entre 30 000 et 50 000 personnes se sont données rendez-vous. Autre fait notable, si 50 000 personnes ont parcouru les rues du centre-ville, plus de 82 000 étudiants et étudiantes ont décrété la grève pour cette journée.  Suivant le thème de la manifestation (« L’austérité, une histoire d’horreur »), la foule vivante et animée arborait des costumes effrayant ou brandissait de fausses haches, scies et autres objets tranchants pour symboliser les coupes gouvernementales.