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La Riposte socialiste Numéro 37

 

Le 28 mai dernier, près de 200 personnes ont assisté à une réunion publique sur Cuba et le Venezuela intitulée : « Cuba après Fidel – Le Venezuela à la croisée des chemins ». La campagne Pas touche au Venezuela ! et la Société bolivarienne du Québec ont organisé ensemble l’événement, en collaboration avec la Tendance Marxiste Internationale et la Gauche socialiste.

Parmi les orateurs figuraient Celia Hart, écrivain, femme de science et trotskiste cubaine, ainsi que Jorge Martin, secrétaire international de la campagne Pas touche au Venezuela !, et Pierre Mouterde, membre du parti Québec solidaire et auteur de livres sur l’Amérique latine et les mouvements sociaux Québécois.

 

Etaient également présents le Consul général de Cuba, Sergio Vélez Camhi, le Consul général du Venezuela, Elio Vitriago, le premier Consul du Venezuela Adolfo Figueroa, le Consul général de la Bolivie, Walter Estenssoro, et le porte-parole du parti de gauche Québec Solidaire Amir Khadir.

 

Ricardo Astudillo, de la Société bolivarienne du Québec, a présenté la réunion, que James Cockcroft présidait. Dans son introduction, Cockcoft à souligné l’importance de la présentation du livre La Révolution trahie, de Leon Trotsky, cette année, au festival du livre de La Havane.

 

 

Cette réunion était le premier grand événement de ce type, à Montréal, depuis la maladie de Fidel Castro. Les implications politiques et sociales des événements à Cuba ont été débattus. Celia Hart a ouvert le débat. Elle est une militante active de la révolution cubaine. Dans sa présentation, Hart a souligné le fait que les révolutions cubaine et vénézuélienne sont mutuellement dépendantes. Par exemple, Cuba envoie des médecins au Venezuela, pendant que le Venezuela fournit à Cuba du pétrole bon marché, et les deux pays partagent un même esprit révolutionnaire. Les Cubains tirent les leçons de la révolution au Venezuela – et vice-versa.

 

Après Celia Hart, Jorge Martin est entré dans le détail de la révolution vénézuélienne. Malgré les énormes progrès de la révolution au Venezuela, Jorge Martin a souligné qu’elle était toujours en danger. Récemment, les Etats-Unis ont reconstitué leur « 4e flotte » – dissoute en 1951 – qui va patrouiller dans les Caraïbes et sur les côtes de l’Amérique latine. Cette menace militaire est combinée avec une bruyante campagne visant à placer le Venezuela dans la liste des pays que les Etats-Unis accusent de « parrainage ou d’hébergement » de terroristes. Pendant ce temps, au Venezuela, l’oligarchie utilise son contrôle des principaux secteurs de l’économie pour organiser une campagne concertée de sabotage, en particulier dans le secteur de la distribution alimentaire. Jorge Martin a expliqué qu’il y a une bureaucratie dans le mouvement bolivarien, laquelle freine la révolution. Le Venezuela est à la croisée des chemins, et la seule façon d’avancer est de nationaliser l’économie et de briser le vieil appareil d’Etat capitaliste. « On ne peut pas faire la moitié d’une révolution – pas plus qu’on ne peut traverser une moitié de rue », a prévenu Jorge Martin. « Si vous restez au milieu d’une route, vous finirez par être écrasés par la circulation. »

 

Pierre Mouterde a également pris la parole. Il a notamment expliqué que Québec solidaire enverrait une délégation en Equateur et au Venezuela pour apprendre du mouvement révolutionnaire de ces pays.

 

 

Après les interventions des conférenciers, il y a eu un débat animé sur diverses questions : la situation à Cuba, en Colombie, en Equateur, Mai 68, etc. Au cours de ce débat, tous les participants sont tombés d’accord pour envoyer des salutations aux Cinq Cubains de Miami emprisonnés aux Etats-Unis – qui, comme Celia Hart l’a expliqué, ont lu les livres de Trotsky envoyés par nos camarades de la Fondation F. Engels.

 

Le public, composé d’étudiants, de militants vétérans et de révolutionnaires d’Amérique latine, était clairement enthousiaste, non seulement à propos de la révolution en Amérique latine, mais aussi au regard du fait qu’elle est le prélude d’événements révolutionnaires dans le monde entier.

 

La réunion s’est achevée sur toute une série d’applaudissements adressés aux organisateurs, et en particulier à l’excellent travail de traduction effectué par Emerson Xavier da Silva, de la SBQ.

 

L’événement a scellé une collaboration plus étroite entre la campagne Pas touche au Venezuela ! et la Société bolivarienne du Québec. D’autres initiatives communes suivront, n’en doutons pas. Nous tenons également à remercier les organisations suivante pour leur soutien : l’Alliance de la Fonction Publique du Canada-Québec (AFPC-Québec), la GRIPQ-Concordia, l’Association Générale étudiante du Cégep du Vieux Montréal (AGECVM) et l’Association Etudiante de Sciences Humaines de l’Université du Québec à Montréal (AFESH-UQAM).

 

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