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Mythes et réalités de la "croissance économique"

L’économie française est en pleine croissance ! Dans la presse, à la télévision, dans les discours des hommes politiques et les analyses des "experts", le message est partout le même.

Pour le gouvernement et les dirigeants du Parti Socialiste, il est d’autant plus important de vanter le redémarrage de l’économie que celui-ci tend à justifier leur ralliement à l’économie de marché. Pourquoi remettre en cause le capitalisme, puisque celui-ci a "retrouvé la croissance" ?

Premièrement, il convient de souligner l’importance toute relative de cette "embellie" que l’on nous annonce à cor et à cri comme une merveilleuse nouvelle. Il est vrai que la croissance du PIB s’accélère depuis à peu près un an. Toujours est-il que le taux de croissance annuel pour 1999 sera nettement inférieur (2,4% contre 3,1%) à celui de 1998 ! Pire encore, les prévisions les plus optimistes pour l’évolution du PIB en l’an 2000 ne dépassent pas la barre de 2,8%, et restent par conséquent en dessous de la performance de 1998.

La crise du capitalisme mondial

Nous vivons des temps exceptionnels. La panique financière, aux Etats-Unis, provoque des vagues qui menacent d’engloutir le monde entier. La conscience de millions de gens est en train d’évoluer rapidement. Le 25 septembre, une manifestation à l’appel de syndicats américains a mobilisé environ un millier de travailleurs, dont un grand nombre d’ouvriers du bâtiment – métallurgistes, manœuvres, plombiers, etc. – ainsi que des enseignants et du personnel de bureau. Le but de la manifestation, organisée en moins de deux jours, était de protester contre le projet de renflouer Wall Street avec 700 milliards de dollars d’argent public. Voici un extrait d’une dépêche de Reuters sur cette manifestation :

« A l’occasion d’une manifestation partie de la bourse de New-York, des ouvriers du bâtiment, des salariés des transports, des machinistes, des enseignants et d’autres travailleurs syndiqués ont vigoureusement protesté contre la proposition du gouvernement américain de renflouer Wall Street. Plusieurs centaines de mécontents criaient leur soutien enthousiaste aux dirigeants syndicaux qui fustigeaient le plan de 700 milliards de dollars visant à revigorer le marché du crédit en soulageant les institutions financières de leurs mauvaises créances.

La révolution iranienne de 1979

Cette année marque le 30e anniversaire de la révolution iranienne de 1979. Si l’on en croit la plupart des médias, la force motrice de cette révolution fut le clergé chiite, et singulièrement l’Ayatollah Khomeini. Cette légende passe sous silence le rôle déterminant de la classe ouvrière iranienne, dont la mobilisation massive fut la colonne vertébrale de la révolution, et sans laquelle Khomeini n’aurait jamais pu rentrer de son exil en France.

Ceci étant dit, comment se fait-il qu’une révolution ouvrière ait débouché sur le régime des Mollahs, tout aussi dictatorial et oppressif – si ce n’est plus – que la monarchie du Shah à laquelle il succéda ? Tâchons de répondre à cette question, que l’histoire « officielle » ne se pose même pas.

Introduction à la théorie économique de Marx

 Introduction à la théorie économique de MarxCe texte a été rédigé par les marxistes britanniques Rob Sewell et Alan Woods, au début des années 1970. En le traduisant, nous avons conservé les références à l’économie anglaise, comme par exemple les noms des entreprises capitalistes britanniques. Seule exception : dans les exemples faisant intervenir des valeurs monétaires, nous avons remplacé la livre sterling par l’euro, de façon à ce que la démonstration soit la plus claire possible.

Sous l’impact de la crise du capitalisme, de nombreux tra­vailleurs s’intéressent à l’économie. Ils veulent comprendre les forces qui gouvernent leur existence. L’objectif de ce texte est de leur offrir, non pas un exposé complet de la théorie économique, mais une introduction aux lois élémentaires du fonctionnement du système capitaliste.

La barbarie, la civilisation et la conception marxiste de l'histoire

La barbarie, la civilisation et la conception marxiste de l’histoire
Henry Ford aurait dit que « l’histoire est un tas d’absurdités » - autrement dit un non-sens. C’est une façon peu élégante de formuler une idée qui a gagné du terrain au cours de ces dernières années. L’illustre fondateur de l’entreprise automobile a par la suite affiné sa définition : « l’histoire n’est qu’une foutue chose après l’autre », corrigeait-il. C’est un point de vue.

La même idée, tout aussi fausse, est exprimée de manière plus subtile par les amateurs d’une certaine philosophie post-moderne à laquelle beaucoup de gens prêtent attention. En réalité, il ne s’agit pas d’une idée récente. Le grand historien Edward Gibbon, auteur du Déclin et chute de l’Empire romain, écrivait que l’histoire n’est rien de plus que « le registre des crimes, des folies et des infortunes de l’homme. »