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La théorie de la révolution permanente

Dans les années précédant la révolution de 1917, la question de la nature de la future révolution russe était vivement débattue, au sein du Parti social-démocrate russe (POSDR). Les divergences concernaient le rôle que la classe ouvrière serait appelée à jouer, dans la révolution. La théorie de la « révolution permanente », élaborée et défendue par Léon Trotsky à partir de 1904, s’est avérée être une anticipation brillante du processus réel qui s’est déroulé en Russie – tout d’abord lors de la tentative révolutionnaire de 1905, puis lors de la révolution de 1917. Depuis, cette théorie est l’une des pierres angulaires du marxisme.

Les causes historiques du stalinisme

Ce texte est extrait d’un article publié par Trotsky, en 1938, sous le titre: « Quelle est la signification de la lutte contre le trotskysme ? » Exilé au Mexique, Trotsky y était la cible d’une violente campagne de calomnies, de la part de dirigeants staliniens des organisations ouvrières de ce pays. Le chef mexicain de cette campagne était le secrétaire général de la Confédération des Travailleurs du Mexique (CTM), Vincente Lombardo Toledano. Le présent article, qui est une réponse aux attaques de Toledano, s’ouvre sur une explication des causes générales du Stalinisme. C’est cette explication – à la fois concise et limpide – que nous publions ici.

Vingt ans après la chute du mur de Berlin

L’année 2009 est riche en anniversaires historiques : l’assassinat de Rosa Luxembourg et de Karl Liebknecht, la création de l’Internationale Communiste et la Commune des Asturies. Aucun de ces anniversaires n’a trouvé d’écho dans la presse capitaliste. Mais il y a un qu’ils n’oublient pas : le 9 novembre 1989, la frontière séparant l’Allemagne de l’Ouest et l’Allemagne de l’Est était ouverte.

La chute du mur de Berlin est entrée dans l’histoire officielle comme le symbole de la fin du « Communisme ». Au cours des vingt dernières années, on a assisté à une offensive idéologique sans précédent contre les idées du marxisme, à l’échelle mondiale. La preuve était faite que le communisme, le socialisme et le marxisme étaient morts. Il n’y a pas si longtemps, certains parlaient même de la « fin de l’Histoire ».

Bolchevisme, menchevisme : organisation et perspectives

La révolution de 1917 n’aurait pas été victorieuse sans le Parti Bolchevik. Devenu indépendant en 1912, il a pris forme à travers de nombreuses difficultés et crises.

Au début du siècle, la tendance majoritaire dans le Parti Ouvrier Social-démocrate de Russie (POSDR) s’organisait autour du journal Iskra (L’Etincelle), fondé en 1900. Rédigée à Londres par un comité de six personnes (Plekhanov, Lénine, Axelrod, Martov, Potressov et Vera Zasulich), Iskra fut expédiée en Russie, en passant par la France, la Suède, la Roumanie, la Perse ou encore l’Egypte, au moyen d’un réseau d’ouvriers, de marins et de jeunes dévoués corps et âme à la cause révolutionnaire. Entravé par des arrestations et d’innombrables difficultés pratiques, ce travail clandestin était lourd de dangers. Selon N. K. Krupskaya, la femme de Lénine, à peine un dixième des journaux arrivaient à destination. Les idées d’Iskra étaient très appréciées par les travailleurs qui parvenaient à se le procurer.