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Classe, parti et direction – Pourquoi le prolétariat espagnol a-t-il été vaincu ?

Ce texte inachevé de Léon Trotsky a été écrit au cours de l’été 1939, au lendemain de la victoire militaire de Franco, en Espagne.

A quel point le mouvement ouvrier a reculé, on ne peut en juger seulement à partir de l’état des organisations de masse, mais aussi en étudiant les regroupements idéologiques en cours et les recherches théoriques dans lesquelles sont engagés tant de groupes. A Paris paraît le périodique Que faire ? qui, pour une raison ou pour une autre, se considère comme marxiste mais se situe en réalité entièrement dans le cadre de l’empirisme des intellectuels bourgeois de gauche et de ces travailleurs isolés qui ont pris tous les vices des intellectuels.

La révolution de Mai 68

Le quarantième anniversaire de la révolution de mai 1968 fait l’objet, dans les médias capitalistes, d’une profusion d’articles, de « dossiers » et d’émissions. A de très rares exceptions près, on est confronté à des tentatives de discréditer et de travestir ce gigantesque mouvement de la jeunesse et de la classe ouvrière. La raison en est évidente : la classe dirigeante est toujours hantée par Mai 68. Elle craint mortellement que « ça recommence ». Les capitalistes les plus intelligents – ceux qui observent les agissements de Sarkozy avec angoisse – comprennent bien que les conditions d’une nouvelle explosion révolutionnaire de la jeunesse et des travailleurs ont mûri, au cours des dernières années. L’anniversaire de Mai 68 est pour eux l’occasion de « conjurer le sort », pour ainsi dire, en expliquant sur tous les registres que « c’est du passé », qu’un tel mouvement n’est plus possible, que désormais le marxisme et le socialisme sont morts, les révolutions impossibles – et ainsi de suite. Bien sûr, il ne manque pas d’« ex-soixante-huitards » renégats pour « témoigner » du fait que, décidément, les temps ont bien changé. Daniel Cohn-Bendit, chef de file des renégats, publie un livre au titre évocateur : Oubliez 68. Mieux vaut oublier Cohn-Bendit.

Trois conceptions de la révolution russe

La révolution de 1905 ne fut pas seulement la « répétition générale » de celle de 1917, mais se trouva être aussi le laboratoire où s’élaborèrent tous les groupements fondamentaux de la pensée politique russe et où se formèrent et se dessinèrent toutes les tendances et nuances à l’intérieur du marxisme russe. Au centre des disputes et des désaccords se trouvait, cela va de soi, la question du caractère historique de la révolution russe et des voies ultérieures de son développement.

En soi, cette lutte des conceptions et des pronostics ne concerne pas directement la biographie de Staline, qui n’y prit aucune part indépendante. Les quelques articles de propagande écrits par lui sur ce thème ne présentent pas le moindre intérêt théorique. Des dizaines de bolcheviks, la plume à la main, popularisèrent les mêmes idées, et le firent bien mieux que lui. Un exposé critique de la conception que le bolchevisme se faisait du déroulement de la révolution doit naturellement entrer dans la biographie de Lénine. Pourtant, les théories ont leur sort. Si, dans la période de la première révolution et plus tard, jusqu’en 1923, lorsque les doctrines révolutionnaires s’élaboraient et étaient mises à exécution, Staline n’occupait aucune position indépendante, à partir de 1924 la situation changea brusquement. Une période de réaction bureaucratique et de révision radicale du passé s’ouvre alors. Le film de la révolution se déroule à l’envers. Les anciennes doctrines sont soumises à une nouvelle appréciation ou à une nouvelle interprétation. De façon tout à fait inattendue, à première vue, au centre de l’attention vient ainsi se placer la conception de la « révolution permanente », source première de tous les égarements du « trotskysme ».

La Commune de Paris, 1871

La Commune de 1871 fut l’un des plus grands épisodes de l’histoire de la classe ouvrière française. Au cours d’un mouvement révolutionnaire d’une portée jusqu’alors inconnue, l’Etat capitaliste a été remplacé par les organes de gouvernement des travailleurs. Les travailleurs parisiens ont tenu le pouvoir pendant dix semaines, entre le soulèvement du 18 mars et la défaite sanglante de la dernière semaine de mai. Dans des circonstances extrêmement difficiles, ils se sont efforcés de mettre un terme à l’exploitation, à l’oppression, et de réorganiser la société sur des bases entièrement nouvelles. Les leçons de ces événements sont d’une importance fondamentale pour le mouvement ouvrier contemporain et pour tous ceux qui, en France ou ailleurs, aspirent à changer la société.