Crédit photo : Catherine Lefebvre

La lutte contre les mesures racistes de la CAQ est l’une des principales luttes au Québec. Le projet de loi 21 et les autres mesures racistes du parti enragent et radicalisent un grand nombre de personnes. Les droits des minorités religieuses sont écrasés, et les immigrants voient leurs projets de vie au Québec être détruits par le gouvernement.

Ces mesures de la CAQ sont la poursuite directe des années d’islamophobie entretenue par l’establishment, que ce soit à travers le débat sur les « accommodements raisonnables », la Charte des valeurs du PQ ou le projet de loi 62 des libéraux. 

De nombreuses initiatives ont été prises par différents groupes communautaires ou religieux, des syndicats, des militants antiracistes ou des organisations de gauche au cours des dernières années afin de lutter contre le racisme en général et l’islamophobie en particulier.

Nous devons continuer la mobilisation contre le nouveau gouvernement et devons inclure des couches plus larges de la gauche et, plus important encore, du mouvement ouvrier. La CAQ a utilisé tous les outils à sa disposition pour faire adopter à toute vapeur ses mesures discriminatoires, allant aussi loin que de suspendre la Charte des droits et libertés pour le faire. Nous ne pouvons laisser cela passer sans répondre. Les organisations et les militants de gauche doivent unir leurs forces et riposter.

Cependant, nous avons récemment été témoins d’un sectarisme néfaste qui ne peut qu’affaiblir le mouvement au sein d’un comité antiraciste de Montréal. Nous nous sentons obligés de l’adresser ici, puisque cela fait partie d’une tendance inquiétante que nous voyons dans certains cercles de gauche, une tendance nuisible au mouvement.

Le comité antiraciste en question est un groupe ad hoc formé en 2017. Il a notamment organisé deux manifestations réussies contre le racisme et la xénophobie, d’abord en novembre 2017 puis en octobre 2018, quelques jours seulement après la victoire de la CAQ aux élections. La Riposte socialiste a participé au comité et un camarade du groupe a donné un poignant discours lors de la manifestation d’octobre. Cependant, lorsqu’il a été proposé que le même camarade parle à nouveau pour la manifestation de mars 2019, des gens au sein du comité ont tenté de le bloquer en utilisant des allégations vagues d’abus sexuels.

D’abord, quelqu’un a affirmé qu’il y avait eu des accusations d’agression sexuelle contre un membre dirigeant de Fightback et que cela avait été caché. C’était la toute première fois que nous entendions parler d’une telle accusation grave. Lors de la rencontre suivante du comité, nos camarades ont expliqué que ces remarques, visiblement, mélangeaient notre organisation avec le SWP britannique ou l’ISO américain, deux groupes socialistes où il y a eu des accusations contre des membres dirigeants qui ont été dissimulées. Lorsque nous l’avons expliqué, cette accusation a été abandonnée et n’a plus été mentionnée ensuite. Une autre participante à la réunion a ensuite demandé « Est-ce que ce n’était pas l’affaire de la transphobie? » En fait, la transphobie est l’une des raisons pourquoi le Parti communiste révolutionnaire (PCR) de Montréal s’aliène toute la gauche actuellement. Mais cela n’a jamais rien eu à voir avec les positions de La Riposte socialiste, qui sont claires en matière de lutte contre l’oppression des personnes trans. Ces accusations ont également été abandonnées et n’ont plus été soulevées par la suite, mais elles étaient les premiers symptômes du fait que certaines personnes cherchaient une excuse pour exclure les marxistes.

Puis, une situation ayant eu lieu à l’Université York l’an dernier a été soulevée. Lors de la grève des auxiliaires d’enseignement à l’Université York en 2018, des accusations non spécifiques sans aucun détail ont été utilisées pour exclure tout notre groupe de certains espaces sur le campus. À ce jour, nous sommes toujours dans le noir à savoir si quelque chose de concret s’est passé.

Cependant, au sein du comité à Montréal encore une fois, aucun nom ou détail au sujet des allégations n’a été fourni. Un petit groupe au sein du comité ont réduit au silence quiconque tentait même de poser des questions lors d’une des rencontres. Ces gens ont ensuite manoeuvré de manière antidémocratique, créant une nouvelle liste de courriel qui n’incluait pas nos membres ou ceux qui n’étaient pas d’accord avec leur façon de procéder. Ils nous ont ensuite exclus de la rencontre suivante. Cette décision antidémocratique a été prise dans le dos du comité. Nous avons appelé à ce que le comité ne suive pas cette voie, sans succès. Nous avons donc décidé de nous retirer du comité.

Ensuite, le 19 juin, nous avons reçu une lettre du comité qui, malheureusement, confirme cette mauvaise approche. Il y a beaucoup de problèmes dans cette lettre, que nous allons tenter d’adresser ici.

La lettre commence par réaffirmer que le comité a entendu parler de « problèmes d’inconduite sexuelle au sein de Fightback qui n’ont pas été suffisamment traités », se basant sur ce qui est survenu à York l’an dernier. Déjà, la lettre commence avec ce qui doit être prouvé. Encore une fois, inconduite sexuelle est une accusation très sérieuse pour laquelle aucun détail n’est fourni. Le terme est simplement utilisé, tout bonnement, et on assume dès le départ que cela est vrai.

Il y est également dit que « Fightback n’a pas entrepris de réflexions internes suite aux allégations » et que nous n’avons pas « pris action ».

Afin de défendre cette idée, la lettre cite un article que nous avons publié l’automne dernier qui affirme :

« En ce qui concerne les allégations non spécifiques, Fightback prend cette question très, très au sérieux. Toute manifestation de harcèlement, qu’il soit sexuel ou autre, est totalement inacceptable. Tout cas de harcèlement est immédiatement examiné et des actions proportionnées s’en suivent. Nous avons mené une évaluation interne pour déterminer s’il y avait quoi que ce soit qui puisse être relié d’une manière ou d’une autre aux allégations non spécifiques. Nous n’avons rien trouvé. Si nous avions trouvé quoi que ce soit, nous aurions immédiatement agi contre tout individu coupable. Le fait que les allégations soient non spécifiques n’aide pas. Nous ne savons pas ce qui est reproché, à qui, quelle date, quel lieu. »

« Nous avons approché des groupes et des individus indépendants pour voir s’ils pouvaient investiguer et/ou agir comme médiateur pour résoudre le litige. Malheureusement, cela nous a été refusé. »

Curieusement, ceci est la « preuve » que nous n’avons pas eu suffisamment de réflexion interne. Quiconque peut voir que la citation démontre exactement le contraire.

Lorsque ces accusations vagues ont été lancées contre nous, l’une des premières choses qui a été faites a été de discuter à travers toute l’organisation de ce sujet. Cela a été discuté dans toutes les branches et à tous les niveaux de l’organisation sur une période de plusieurs mois. Dans les faits, nous n’avons pas attendu des faits concrets (qui ne sont jamais venus) pour tenir ces discussions. Comment aurait-il pu en être autrement? Notre organisation compte plusieurs survivantes dans ses rangs, et il aurait été irresponsable et franchement honteux de renvoyer ces accusations sous le tapis. Nous nous sommes assurés que des discussions extensives aient lieu. Il a été expliqué à de nombreuses reprises qu’il existait au sein de l’organisation un code de conduite robuste, un processus pour gérer les cas d’abus sexuels.

Pour ce qui est de l’Université York spécifiquement, nos camarades ont fait des pieds et des mains pour favoriser un véritable processus d’imputabilité. Littéralement tout comportement passé a été scruté à la loupe et les camarades sur le terrain se sont fait demander à répétition s’ils avaient fait ou vu quoi que ce soit. Nous avons offert qu’une enquête indépendante chapeautée par le syndicat ait lieu et nous nous sommes engagés à pleinement collaborer dans un tel processus. Nous avons expliqué que nous étions prêts à prendre toute mesure intérimaire nécessaire pour protéger des gens dans le mouvement s’il y avait effectivement un agresseur dans nos rangs. Malheureusement, cela nous a été refusé. Malgré cela, nous avons pris l’initiative et des membres dirigeants de notre club à York ont participé à de l’entraînement offert par le Centre de réponse, d’appui et d’éducation sur la violence sexuelle de l’Université York. Qu’aurait-on pu faire d’autre?

L’objection semble être sur le fait que nous avons soulevé le sectarisme qui a eu lieu. Nous avons continuellement demandé des informations et expliqué que nous étions prêts à collaborer pour amener en justice quiconque était coupable d’abus, et avons continuellement essuyé des refus, et pourtant les gens continuent de répandre des rumeurs et les utilisent pour nous exclure. Qu’y a-t-il d’autre à ajouter? Il devient clair que les allégations sont utilisées pour régler des comptes politiques et exclure ceux qui ont des idées différentes dans le mouvement. Nous n’acceptons pas cette méthode et pensons qu’elle nuit au mouvement. C’est ce que nous avons dit, et nous le redirons.

La lettre affirme que « Fightback a dépeint la situation comme s’il était question de frapper durement sur une seule pomme pourrie plutôt que de reconnaître un enjeu systémique ». Ici, l’idée est que si nous avions trouvé quelque chose, nous serions coupables, et que vu que nous n’avons rien trouvé, nous sommes coupables de ne pas avoir cherché assez ou de ne pas avoir cherché de problème systémique. Mais s’il y a un enjeu systémique, pourquoi personne ne peut pointer vers quoi que ce soit de concret? Nous sommes encore laissés devant des allégations vagues et sans détails.

Plus nous demandions des détails et des explications afin de pouvoir véritablement régler cet enjeu, plus tout se réduisait à l’affirmation vague que notre organisation avait un problème de culture du viol, un terme qui décrit une culture dans laquelle le viol est minimisé ou même encouragé. Cela a été avancé verbalement dans des rencontres et est répété dans la lettre. Il y est dit que « certaines personnes nous ont dit qu’après qu’ils aient donné leur information de contact (…) à des recruteurs de Fightback lors de manifestations, ils ont été contactés par des individus et sentaient que c’était comme s’ils étaient invités à un rendez-vous et qu’ils étaient invités à des endroits où de l’alcool est consommé… Des membres de notre groupe étaient inconfortables à l’idée de travailler avec Fightback pour cette raison aussi, qui peut être interprété comme partie de la culture du viol – des situations qui encouragent des relations sexuelles non consentantes ». Dans les réunions du comité avant que la lettre soit envoyée, des activités comme amasser des courriels, aller prendre un café pour discuter de politique, etc., étaient décrites comme la « culture du viol ».

C’est là un argument stupéfiant, et c’est le moins qu’on puisse dire. Cet argument est en fait un argument contre le fait de s’organiser en général. Quiconque s’investit en politique saura que cela implique d’amasser les coordonnées des personnes intéressées par son groupe, et que la meilleure façon de déterminer si nous avons réellement un accord ou de faire ressortir les divergences et les régler est d’en discuter. C’est pourquoi nous invitons les gens que nous rencontrons à nos événements comme des soirées festives ou des discussions autour d’un café. Ce type d’activité est organisé par tout groupe politique qui tente de gagner des gens à des idées ou un programme, que ce soit Québec solidaire, des groupes communautaires, des syndicats ou autres. Il est bien connu que les militants antiracistes vont au bar après des rencontres ou manifestations afin de prendre un verre. Si cette tradition de longue date du mouvement fait partie de la culture du viol, alors il faudrait simplement abandonner l’organisation politique.

La lettre affirme ensuite : « Nous comprenons qu’il n’y avait pas de dénonciations spécifiques jusqu’à présent mais il était clair que la culture organisationnelle de Fightback était critiquée. » Voilà donc de quoi il s’agit. La vraie critique de La Riposte socialiste/Fightback est liée à nos pratiques organisationnelles. Malheureusement, c’est un cas où la lutte progressiste contre la culture du viol et les abus est utilisée comme outil politique pour exclure un groupe aux idées et aux méthodes différentes. En fait, cela banalise les véritables manifestations de culture du viol et d’abus au sein du mouvement. Ce sont des méthodes que le mouvement antiraciste, la gauche et le mouvement ouvrier en général doit rejeter et combattre. 

Toute la logique des arguments avancés inverse la réalité. Par exemple, il est dit que de demander pour de l’information sur des cas concrets d’abus renforce la culture du viol « puisque cela donne le feu vert à des auteurs d’actes sexuels inappropriés – ils peuvent continuer leurs pratiques étant donné qu’aucune conséquence ne s’en suit contre eux ». Cet argument est lui aussi vraiment renversant, et c’est le contraire qui est vrai. En demandant de l’information, nous remplissons notre devoir de faire tout notre possible, avec nos ressources limitées, pour démasquer des agresseurs et les mettre hors d’état de nuire. Au contraire, si personne n’est nommé ou aucune information n’est donnée, c’est là précisément ce qui donne le feu vert à des agresseurs potentiels qui mettront en danger des gens, car ils verront qu’aucune conséquence ne s’en suit, et qu’aucune action ne peut s’en suivre.

La partie probablement la plus malhonnête de la lettre est lorsqu’il est dit que nous avons « dépeint les accusations de violence sexuelle comme nuisibles pour la gauche ». C’est là une autre mauvaise interprétation délibérée de ce que nous avons dit. Quiconque minimise des accusations de violence sexuelle sous prétexte que cela nuit à la gauche n’a aucune place dans le mouvement. Le fait d’exposer des comportements véritablement inappropriés, abusifs ou dénués d’esprit de camaraderie aide la gauche. Les liens de solidarité peuvent ainsi être renforcés par le fait de savoir que ces comportements sont adressés lorsqu’ils surviennent. Cependant, ce que nous avons décrit comme nuisible pour la gauche est l’utilisation de rumeurs et d’insinuations pour écarter des groupes politiques entiers sans fournir de détails pour que des cas concrets puissent être adressés. Cela ne fait absolument rien pour lutter contre la culture du viol, ne fait rien pour sortir les agresseurs du mouvement, et ne fait rien pour protéger les militantes et les survivantes. C’est cette attitude frivole qui nuit à la gauche et que nous avons critiquée.

Au bout du compte, cette culture des rumeurs et des insinuations empêche le mouvement de tenir les agresseurs responsables. Cette attitude envers la question des abus sexuels n’est pas sérieuse. Les agresseurs peuvent marcher en liberté, ce qui met potentiellement des gens en danger si les accusations s’avèrent vraies. De plus, cela rend le mouvement vulnérable aux saboteurs et à l’utilisation d’allégations pour régler des comptes politiques.

Nous demandons que la justice soit rendue et que quiconque est impliqué soit tenu responsable de ses actions. C’est ce que nous avons demandé à de nombreuses reprises dans nos articles. Le comité antiraciste y voit une posture « défensive » et demande que nous enlevions ces articles de notre site web. Nous sommes donc placés dans une situation impossible : soit nous sommes coupables car nous rejetons la culture des rumeurs et demandons des faits concrets et un véritable processus de redevabilité, ou nous sommes coupables en considérant les accusations vagues comme vraies.

Nous sommes attristés par le tournant pris au sein du comité antiraciste. Des manifestations fantastiques ont été organisées par le comité où des milliers de gens ont pris la rue pour combattre le racisme et maintenant la CAQ. Cela doit se poursuivre. Mais un mouvement uni ne peut pas être construit si des factions utilisent des rumeurs et des insinuations pour écarter ceux qui ont des idées politiques différentes. Ce genre d’action affaiblit le mouvement. Cela ne fait rien pour combattre la culture du viol et adresser les cas d’abus, qui doivent être éradiqués du mouvement. Ces méthodes mènent à la destruction, et ont déjà fait du tort au comité et au mouvement. Au moment même où la CAQ a adopté sa loi islamophobe, le comité qui a fait tant de bon travail par le passé, est engagé dans une lutte sectaire et a été absent du mouvement.

Pour une véritable imputabilité

Il est clair qu’au sein du mouvement ouvrier et de la gauche, il est absolument nécessaire de développer de bonnes traditions et un véritable processus d’imputabilité en matière d’abus. De par sa nature même, le mouvement ouvrier et les organisations qui visent à lutter pour le socialisme ne seront pas à l’abri des défauts de la société de classe. Toutes sortes de gens rejoignent le mouvement et ils peuvent apporter avec eux leurs préjugés. Des cas d’abus sexuels peuvent survenir, et ils doivent être adressés lorsque c’est le cas. Les survivantes doivent être entendues, et un environnement respectueux doit être créé au sein du mouvement pour que les gens se sentent confortables à l’idée de dénoncer des comportements abusifs. La gauche et le mouvement ouvrier ne sont pas à l’abri de manifestations d’oppression et de sexisme.  La lutte contre les oppressions doit être menée ici et maintenant, sur tous les fronts. La culture du viol, soit les attitudes qui servent à normaliser les abus ou les agressions sexuelles, imprègne toute la société capitaliste dans laquelle nous vivons, et les organisations du mouvement ouvrier ne sont pas à l’abri de ces dynamiques. 

Toutes les organisations, syndicats, partis, coalitions, etc., doivent baser leur travail sur le fait que toute forme d’oppression ou de discrimination est inacceptable. Il doit y avoir un environnement de respect, et quiconque affirme avoir vu ou avoir été victime de comportement inapproprié verra le cas être examiné promptement avec des actions appropriées. Si nécessaire, une tierce partie neutre peut être mis en charge d’investiguer. Les besoins de la personne victime d’abus doivent être priorisés, et aucun individu n’est considéré trop important pour tomber ou peut éviter de rendre des comptes. Des actions proportionnées peuvent être prises, selon les souhaits de la personne abusée ou selon la sévérité de l’abus. Cela peut être une excuse, la censure, le retrait d’un poste de direction, une suspension, une expulsion, ou une recommandation de bannir un individu du mouvement. Il est aussi possible que la personne ayant agi de manière inappropriée puisse réparer ses torts, si la personne victime trouve que c’est approprié. Il doit y avoir une action concrète basée sur des faits concrets, et non des insinuations qui ne sont pas appuyées. Le mouvement ne peut pas permettre que des allégations soient utilisées à des fins sectaires ou fractionnelles. Tous les individus doivent être tenus responsables de leurs actions. C’est la meilleure façon d’avoir une redevabilité véritable et donc de renforcer le mouvement ouvrier, le mouvement antiraciste et la gauche.

Un mouvement fort est particulièrement nécessaire devant ce gouvernement des patrons mené par la CAQ. La lutte contre leurs mesures racistes est l’une des plus importantes luttes à l’heure actuelle au Québec, alors que la CAQ passe le rouleau compresseur sur les droits des minorités religieuses et des immigrants, ce qui est un horrible précédent si aucune réponse n’est offerte. On ne soulignera jamais assez que La Riposte socialiste/Fightback est déterminée à lutter contre toutes les formes d’oppression. Avec nos ressources limitées, nous continuerons à participer à cette lutte tout en apportant notre perspective sur ce que nous croyons être les meilleures méthodes pour combattre le racisme, le sexisme et tout le reste. Aujourd’hui plus que jamais, la gauche doit être unie face à ce gouvernement et ses mesures racistes. C’est ce qu’il nous faut pour stopper leur ordre du jour réactionnaire.